vendredi 25 septembre 2009

Vol #124: Belle journée d'automne

Me voici donc de retour en piste. Je dis à Guy, le pilote remorqueur, que je me suis reposé uniquement pour qu'il puisse faire un remorquage de plus :D
Ce deuxième décollage en Jantar de la journée se passe bien. Cette fois-ci je me donne un peu plus d'altitude et je largue à 3000 pieds. Je n'ai rien "vu" durant le remorquage.
Je me dirige vers le nord-ouest mais en restant toujours "local". Je tourne dans presque rien, surement plus pour me rassurer que vraiment gagner de l'altitude. Comme je ne trouve rien, je prends la direction du terrain. Je "niaise" encore dans du moins que rien.
Je vois quelques beaux nuages plus au nord, je suis les conseils de Jean, je me place au vent, et hop, la première vraie pompe de la journée me monte jusqu'à 4000 pieds. Il faut croire que cela m'a donné un peu confiance et je repars vers le nord. Je suis la rue de nuage et je progresse bien. Une transition de presque 10km à 53 de finesse. J'ai calé l'anneau McCready sur +2kts, mais j'ai du mal à transiter au delà de 65-70 noeuds. Après avoir refait le plafond, je me dirige vers St Jude, mais là, c'est un autre programme : chute, chute et chute. Je suis à plus de 3000 pieds mais je commence déjà à regarder au sol pour des champs.
Je parviens à me refaire une santé mais il faut croire que ce "point bas" m'a refroidi et je me dirige vers le terrain. J'ai le vent dans le dos, j'avance donc bien. Tout va bien jusqu'à ce que je traverse une grosse zone de chute : -9kts :( Il y a un superbe nuage droit devant. Je continue ou bien je quitte la zone de chute. Finalement je décide de continuer et je me prends une énorme claque aux fesses, le vario passe de -3m/s à +4m/s. Je remonte à la base des nuages pour rester coller en dessous. J'avance et je ne tombe quasiment pas! Je continue ma branche jusqu'au sud de St Liboire.
Demi-tour, je fais le plafond 4200 pieds, et direction le nord-ouest. Deux belles transitions sous les nuages et me voici entre Ste Hyacinthe et St Jude. Passage sous un beau nuage, et deuxième claque de la journée : quelques tours et me voici à 4500 pieds. Et pour bien continuer, une belle "ligne droite" de 15km avec une finesse de 54 :) Ce sont ces moments que j'adore! Il faut se placer au mieux pour bien suivre la rue. Si on est à côté, ca chute, mais si on trouve la bonne place ... :)
Je suis maintenant vertical de St Denis, à 3500 pieds : grosse zone de chute, mais le nuage semble prometteur. Gagné : en quelques tours, je me retrouve à 4700 pieds, la tête dans les nuages, il faut que j'accélère pour ne pas rentrer dedans et cela continue de monter! Durant ce thermique, je jette un oeil sur les conditions pour mon retour. Cela semble encore bon, je devrais pouvoir pousser un petit peu plus loin. Je suis proche du St Laurent, je me le fixe comme point de virage. Je vire un peu avant, il y a comme une barrière psychologique qui m'empêche de franchir le fleuve !? :) J'aperçois Sorel un peu plus au nord-est : un jour peut-être...





Demi-tour direction CSS4. Je vais un peu plus à l'ouest pour éviter le gros trou bleu qui se trouve sur ma route. Je vais une autre belle transition (13km, L/D 73), mais je ne suis pas très content de ce que je vois entre moi et CSS4. Je prends alors la décision de couper plein est où les conditions me semblent meilleures. Je ne trouve rien sous le premier nuage, je continue. Finalement, un petit gain de 500 pieds me permet de souffler un peu. Je continue vers CSS4 pour trouver une pompinette (+5.6 intégré) dans laquelle je monte de plus de 2000 pieds. Ouf, avec ça, je suis local de CSS4 et mon retour est donc assuré :) Je crois Guy en Taurus lors de ma transition. Je décide de prolonger mon vol direction sud, tout en restant local du terrain. Je fais demi-tour entre St Liboire et Upton.
A 1500 pieds alors que je suis presque décidé à me poser, je trouve un bon thermique qui me grimpe jusqu'à 3500 pieds. Direction Ste Hyacinthe pour finir le vol. J'avance ne ne perdant presque rien. Finalement, le vario fait un bon, je me décide à enrouler la pompe jusqu'à 5000 pieds. Je fais demi-tour une fois passé l'A20. Direction le terrain pour me poser, je suis le seul encore en l'air et je vais avoir besoin d'aide pour démonter le Jantar. Quelques petits tours spoilers ouverts pour perdre de l'altitude et je me pose. Encore un atterrissage deux points! Je reste quelques secondes sans ouvrir le cockpit, pour profiter au maximum de mon vol. Je suis vraiment content, je pense avoir réaliser le plus beau vol de mon année. Guy vient me chercher avec le 4 roues, et Benoit m'aide pour ranger le Jantar.
Une petite bière pour cloturer la journée de belle façon. Jean avait prévu 100-200km pour la journée, je pense en avoir fait 150 et il est certain que les bons circuiteurs auraient pu tourner 250 aujourd'hui!
Résultat : 178.47km à 61km/h :) Cela compense presque pour les deux mois sans vol !

Fichier vol 124 : IGC, OLC.

Vol #123: Encore une lecon d'humilité

Je termine mes préparatifs pour mon vol en Jantar. Jean, qui est en vol avec Marc, me dit que c'est bon pour moi. Je termine mon repas et je mets le Jantar en piste avec l'aide de Marc et Benoit.
Je m'installe, tout est prêt, et c'est parti. Le décollage se passe bien, il y a une grosse rafale après la maison qui me déporte sur la gauche.
Je largue à 2300 pieds dans ce qui me semble être une bonne pompe, et je me retrouve 20 minutes plus tard au sol... :(
Décidément mes premiers vols en Jantar se soldent souvent par un rapide retour au sol :)
Ma consolation est que je fais un bel atterrissage deux points :)

Vol #122: Remise en forme

La journée s'annonce bonne pour ce vendredi : ascendances jusqu'à 4000 pieds avec 10 noeuds de vents. J'arrive au terrain le premier à 9h45. Je mets l'auto devant la remorque du Jantar :)
Benoit et Marc arrive juste après. Nous préparons le Lark, j'ai prévu de faire un vol avec Jean pour m'assurer que je n'ai pas trop perdu! Le Lark est prêt, Marc et Benoit prépare le L33. Je commence à sortir le Jantar avec l'aide de Benoit. Les ailes se montent sans aucun problème de même que la profondeur qui d'habitude me donne du fil à retordre. Surement la température, n'est-ce pas Jean? ;)
11h00, je suis en place avec Jean pour un vol de vérification. Il y a un bon vent de travers, 10 noeuds venant de l'est. Pour le décollage, j'ai encore cette mauvaise habitude de vouloir rester trop proche du sol. Le remorquage est ok, je largue à 2000 pieds. J'essaie avec l'aide de Jean de tâter les thermiques en prévisions de mon vol futur.
Petit fait cocasse :
Jean : Il ne manque pas grand chose pour que cela déclanche.
Moi : Ha oui, dans combien de temps?
Jean : 2 degrés

:) Cela doit être une "déformation" de météorologue :)
Direction le vent arrière. Je me laisse trop déporter par le vent pendant mes vérifications, je corrige. Jean trouve aussi que je tarde trop à tourner en base. Petit rebond à l'atterrissage et je dégage trop tôt.
Comme quoi, ce petit vol m'aura fait du bien. Jean est ok pour me laisser partir.

samedi 29 août 2009

Vol #121: A Toulouse, avec Tatie!

Réveil difficile ce samedi matin, direction l'aéroport de Madrid, heureusement la famille me récupère à Toulouse!
Arrivée à St Gaudens vers 10h30. Le temps ne me semble vraiment pas bon, il y a une grosse couche nuageuse qui bloque tout le réchauffement. Sophie, Richard et Juju me font faire le tour du propriétaire.
Les hangars sont déjà ouverts. Voici le parc du club : 1 Twin, 1 Astir, 2 Pégases, 1 DG505-Elan, 1 DG600 sans oublier bien sur le "remorqueur de papi" : un Rally.
Le hangar du club avec un ciel peu engageant

Un peu plus loin, dans un autre hangar, dort un magnifique EB28. Très peu de mots peuvent décrire une telle machine et encore, elle n'est que dans son hangar!


J'aurais le privilège de voler sur le DG505. Voici quelques images de la bête :
Le DG505 sous son meilleur profil (d'après Richard ;P )


Place avant

Place arrière

En regardant les photos, je sais maintenant pourquoi Sophie pilotait beaucoup mieux que moi dans les ascendances : elle avait deux varios :) :D

Nous pique-niquons vers 12h00, Richard va vérifier les images satellites et les prévisions météo : il est optimiste, pour ma part, je reste septique!
Nous préparons tranquillement le DG500. Finalement la couche de nuages est percée et le bleu pointe le bout de son nez. Comme quoi, il est toujours important d'avoir l'avis météo d'un "local" :) Le Twin décolle avec une élève à bord, ils parviennent à accrocher, nous leur emboîtons donc le pas.

Prêts pour le décollage

Je suis en place avant, confortablement installé. La procédure de décollage est différente de celle du Québec. Le remorqueur ne perd pas de temps et tend le câble alors que l'aile est toujours à terre. Sophie serre le frein pour que le remorqueur "sente" que le câble est tendu. Elle fait ensuite signe à Richard, il lève l'aile et le remorqueur met les gaz. Cela me semble plus rapide comme méthode. Il faut dire que le remorquage se paie en fonction du temps moteur et non pas de l'altitude de largage comme à l'AVVC. Alors évidemment, l'efficacité augmente ;)

Le terrain est à 405m (ASL), nous larguons vers 900m. Le remorqueur n'attendait que ça et fait un beau virage piqué sur la gauche! J'aurais du le filmer :)

S'en suit un superbe vol avec Sophie. Je trouve le DG500 assez lourd en roulis, en fait après discussion avec Sophie, je remarque que je fais trop de "grandes" corrections, ce qui évidemment me fait travailler plus. Sophie me fait aussi remarquer qu'à 80km/h (et oui, ce ne sont pas des noeuds), il est beaucoup plus difficile à piloter qu'à 90. Je m'ajuste tant bien que mal et en effet, cela est beaucoup plus agréable à 90km/h! La prochaine leçon concernera l'assiette constante en virage, n'est-ce pas Sophie? :D

Le paysage est vraiment magnifique. Il y a beaucoup de d'oiseaux, et ce sont vraiment de TRES bons indicateurs de pompes. Je prends toute une leçon de vol à voile avec Sophie : j'ai les oreilles grandes ouvertes! C'est toujours plaisant de voler avec des passionnés qui ont plaisir à donner des conseils. C'est aussi lors de ces vols que je m'aperçois que j'ai encore énormément de travail avant de pouvoir peut-être me considérer comme un vélivole. Il y a tout un monde entre piloter et voler! C'est une chose d'être capable de maîtriser un planeur pour pouvoir décoller/se poser sans encombre. Mais pour ce qui est de voler sur la campagne, maximiser cette formidable énergie que sont les thermiques, c'est vraiment tout un autre monde.

Sophie en profite pour me donnée une leçon de géographie et hélas, à part le pic du Midi, je n'ai pas retenu grand chose :P

Au fond, le pic du midi

Le vol durera près de 3h20 : cela est bien entendu passé beaucoup trop vite! Mais j'ai vu de magnifiques paysages, de superbes oiseaux et aussi un Astir d'un peu trop proche (il a fallu faire une manœuvre d'évitement).

Astir sur fond du lac de Montréjeau

En bout d'aile, le château de Montréjeau

Bref, une multitude de bons souvenirs pour un beau vol avec Sophie. Le seul regret est que le prochain vol avec Sophie risque d'être dans longtemps... Trop longtemps.
La pilote...

... et le copilote ;)


Fichier vol 121 : IGC, OLC.

samedi 22 août 2009

La malédiction espagnole

Ce samedi, toujours à Madrid pour le travail, je prends une journée de congé pour aller au club de Loreto (cf précédent post).
J'arrive sur place à 12:45 et j'aide pour la mise en piste. Il y a déjà deux machines perso de sortie :

  • un Ventus 2cxm
  • un ASW24 avec un moteur (sustainer?)
Le blanik est déjà en piste. Je rencontre Stephen qui me dit qu'il y a 4 personnes avant moi mais que les conditions n'en seront que meilleures pour mon vol :)
13:30, les vols débutent. Chaque VI dure approximativement 45 minutes. Après deux vols, le pilote qui fait les VI s'en va. Il est 15:00, c'est l'heure du dîner. Je me retrouve donc tout seul comme un c$@, à attendre que ces messieurs daignent vouloir revenir de leur repas pour faire voler les VI.
A 16:00, un des membres du club prend le seul biplace disponible pour faire les VI et décolle avec. Il ne se posera que 1:45 plus tard. La personne en charge des VI est revenue, c'est donc reparti...
18:00, je reçois un appel de la job, il faut que je rentre en "urgence". Je suis dégoûté, j'ai attendu près de 5 heures et je n'ai pas volé. Cela me fait prendre conscience de l'importance de l'accueil pour les VI. Comparé à Loreto, les personnes venant à Champlain sont vraiment traités comme des rois!!!
Bref, je suis dégoûte, j'ai pris des coups de soleil et je n'ai même pas volé ... ... ... :(

samedi 15 août 2009

Espagne

Je suis actuellement en Espagne pour affaires : mis à jour sur un simulateur A330/A340 Std2.2. Je compte bien en profiter pour faire quelques vols!
Tatie Sophie m'a mis en contact avec Stephen du club de Lorento. Ce club est à une heure de route de Madrid (lien Google Maps). Après plusieurs échanges de courriels, tout est réglé pour que je vole avec Juan (un instructeur du club) ce samedi.
Je quitte l'hôtel à 10:45, Google m'annonce 1h00 de route, ce qui me fera arriver juste avant midi. Dès que j'arrive sur l'autoroute, c'est complètement bouché :( Finalement une fois sorti de Madrid, tout va bien.
A à peine 10km de l'arrivée, je recois un appel de Juan qui me demande si je suis déjà parti. La mauvaise nouvelle tombe : pas de pilote remorqueur pour aujourd'hui !!!
WHAT THE H#@$% !!! Ca fait hélas parti des aléas du vol à voile. Je me rends malgré tout au terrain, histoire de voir les installations. J'y rencontre un pilote qui me fait faire le tour des installations. Le club possède deux superbes hangars, construits dans les années 70 par les américains. Le premier hangar renferme les deux remorqueurs, dont un Pawnee entièrement réentoilé, ainsi que quelques remorques.



Le second contient une bonne dizaine de planeurs, la majorité sont des privés. Il y en a pour tous les gouts, du Ka8 au Nimbus 3DM en passant par le Slingsby entièrement rénové ou bien le Ventus2cx bien au chaud dans sa remorque!






Finalement, je recontre Juan qui s'excuse pour le "problème" de dernière minute. Je lui dis que ce n'est que partie remise!
Donc pas de vol cette fois-ci, ce qui est bien dommage car les conditions semblaient vraiment IDEALES!!!



J'ai pu profiter de la visite des hangars pour voir à quel point un Blanik qui dort à l'abri se conserve bien! Comparé à notre pauvre CVQ, leurs Blanik (ils en ont 4 dont un privé), sont comme neufs! Les ailes sont impeccables, tout comme l'entoilage.
Bref, il n'y a pas photo, un hangar c'est idéal pour préserver les machines!

lundi 27 juillet 2009

En manque

Voilà maintenant deux semaines que je n'ai pas volé :(
Une météo réticente et une nouvelle maison : cela fait un bon mélange pour rester cloué au sol.
Je trouve que cela commence à faire vraiment long...