Cette fin de semaine est spéciale : étant célibataire, je n’ai pas de contrainte pour le retour le soir. J’ai donc tout préparé pour dormir dans la voiture de "madame", et profiter de deux jours de vols consécutifs ;)
Il y a très peu de monde inscrit sur le calendrier pour samedi, je me suis inscrit sans "réserver" de machine, en me disant que je prendrai celle de libre. Finalement personne ne se présente pour le Jantar, je me décide donc à lui faire prendre un peu l’air. Suite à mes problèmes avec le train du LS4, je décide de faire un vol en local. Il ne reste plus qu’un monoplace pour quitter le local, je préfère ne pas prendre de risque aujourd’hui.
Gabriel va voler l’ASW27 de Francis, "son sourire est égal à la polaire de ce planeur: large et étendu!" :) (© Gabriel).
Je pousse Philippe à prendre le logger officiel du club. Le plafond est annoncé à 5000 pieds. Avec un point bas et un plafond, il devrait pouvoir faire son gain de 1000m. Le temps de trouver le logger, de mettre son nom, trouver une batterie et le voilà prêt !
A ma grande surprise, avec de l’aide, je monte entièrement le Jantar en moins de 20 minutes. J’aide les autres privés à monter leur machine. La journée s’annonce plutôt bien, malgré un vent persistent qui risque de "hacher" les thermiques.
Les premiers décollent vers 11h30. Pour ma part, cela sera 12:50. RAS pour le décollage, tout se passe bien. Pas grand-chose à raconter pour ce vol, si ce n’est que les thermiques n’étaient effectivement pas facile aujourd’hui. Il fallait beaucoup travailler pour rester centrer. Avec le vent, j’avais vraiment l’impression que parfois le centre "sautait" un peu plus loin.
J’ai fait un point haut vers la fin de mon vol à 6100 pieds, et ensuite, une descente rapide jusqu’à 3500 pour essayer de rejoindre Gabriel qui était un peu plus bas. Finalement, j’ai étendu mon vol dans du +0 pour dépasser les 5h.
Une petite balloune à l’atterrissage :( Puis un beau touché deux points : de quoi faire plaisir à Jean :)
Le temps de ranger et nettoyer les planeurs, et c’est déjà l’heure du repas. Toilette puis dodo...
Fichier vol 163 : OLC.
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samedi 9 juillet 2011
dimanche 8 mai 2011
Vol #152: LS4 ?
J'arrive de bonne heure ce matin au terrain pour voler le LS4. Finalement, suite à quelques discussions je prépare le Jantar pour laisser le LS4 à un autre membre.
Les décollages avant moi sont assez turbulents, cela risque donc d'être sportif!
Pour une fois, la chance est de mon côté, et le vent est pile dans l'axe lors de mon décollage. Quelques instants après le décollage, je vois le remorqueur partir bien haut, ca pompe fort! Je passe à mon tour dedans, et je décide de larguer ... à 1800 pieds. J'ai intérêt à ne pas la louper celle là, sinon je vais en entendre parler si je me pose dans 5 minutes :) :)
Je grimpe jusqu'à 2700 pieds, pars en direction nord-est pour faire demi-tour direction le terrain : je n'ai rien trouvé :( Je trouve finalement de quoi me remonter jusqu'à 3300 pieds, je continue de chercher autour du terrain, pour prendre un peu plus d'altitude avant de partir. Et hop, je monte jusqu'à 4400 pieds et cette fois-ci, c'est parti ! A environ 15 km, je vais encore demi-tour, pour revenir au dessus du terrain. Je commence à avoir besoin de faire pipi :( :(
Je me remonte jusqu'à presque 5000 pieds. Il faut vraiment rester au-dessus de 3000 pour que cela fonctionne. On arrête de "niaiser" direction Drummondville.
J'arrive à 3000 pieds 5 km avant Drummondville, le ciel n'est vraiment pas encourageant :( Je décide donc de faire demi-tour. J'ai maintenant le vent dans le dos, cela aide bien :)
J'ai la vessie qui va exploser, je passe au dessus du terrain, je fais quelques kilomètres de plus et vais me poser. Je sors du planeur et fais une vidange personnelle pour un bon 3-4 minutes :)
Un beau vol, pas facile, mais je suis content d'être une fois de plus parti du local. Les points OLC ne seront pas fameux, mais j'ai eu du plaisir, alors cela compense :) :)
Fichier vol 152 : OLC.
Les décollages avant moi sont assez turbulents, cela risque donc d'être sportif!
Pour une fois, la chance est de mon côté, et le vent est pile dans l'axe lors de mon décollage. Quelques instants après le décollage, je vois le remorqueur partir bien haut, ca pompe fort! Je passe à mon tour dedans, et je décide de larguer ... à 1800 pieds. J'ai intérêt à ne pas la louper celle là, sinon je vais en entendre parler si je me pose dans 5 minutes :) :)
Je grimpe jusqu'à 2700 pieds, pars en direction nord-est pour faire demi-tour direction le terrain : je n'ai rien trouvé :( Je trouve finalement de quoi me remonter jusqu'à 3300 pieds, je continue de chercher autour du terrain, pour prendre un peu plus d'altitude avant de partir. Et hop, je monte jusqu'à 4400 pieds et cette fois-ci, c'est parti ! A environ 15 km, je vais encore demi-tour, pour revenir au dessus du terrain. Je commence à avoir besoin de faire pipi :( :(
Je me remonte jusqu'à presque 5000 pieds. Il faut vraiment rester au-dessus de 3000 pour que cela fonctionne. On arrête de "niaiser" direction Drummondville.
J'arrive à 3000 pieds 5 km avant Drummondville, le ciel n'est vraiment pas encourageant :( Je décide donc de faire demi-tour. J'ai maintenant le vent dans le dos, cela aide bien :)
J'ai la vessie qui va exploser, je passe au dessus du terrain, je fais quelques kilomètres de plus et vais me poser. Je sors du planeur et fais une vidange personnelle pour un bon 3-4 minutes :)
Un beau vol, pas facile, mais je suis content d'être une fois de plus parti du local. Les points OLC ne seront pas fameux, mais j'ai eu du plaisir, alors cela compense :) :)
Fichier vol 152 : OLC.
vendredi 30 juillet 2010
Vol #141: le retour au bercail
Me voilà don Avant le décollage, je discute avec le pilote remorqueur sur le trajet à prendre. Nous confirmons le contact radio et c'est parti!

Tout se passe bien au décollage, je largue au dessus de la banlieue est de Ste Hyacinthe ;) Le reste du vol ne restera pas dans les annales, je parviens tout juste à me maintenir en l'air, je me pose 50 minutes plus tard.
Fichier vol 141 : IGC, OLC.
Tout se passe bien au décollage, je largue au dessus de la banlieue est de Ste Hyacinthe ;) Le reste du vol ne restera pas dans les annales, je parviens tout juste à me maintenir en l'air, je me pose 50 minutes plus tard.
Fichier vol 141 : IGC, OLC.
Vol #140: Visite touristique
Les prévisions météo sont bonnes pour ce vendredi! Je m'inscris donc pour le Jantar. J'arrive au terrain vers 9h15, il y a déjà des planeurs de sortis. Tout le monde s'entraide pour préparer les planeurs et vers 10h30 les 8 monoplaces sont en pistes!
Le ciel ne semble malheureusement pas vouloir collaborer, un gros voile de cirrus s'installe et les nuages s'étalent un peu trop :(
Les pilotes sont malgré tout, tous bien motivés. Voilà qui ferait plaisir à Jean, il n'y a pas de conditions à +5 m/s, bien au contraire, mais l'ambiance est franchement bonne et tout le monde est motivé pour voler ;)

Pierre part en explorateur pour "tester" les conditions. Il largue à 3000 et annonce de faibles thermiques mais assez pour "tenir".
La valse des décollages commence alors. Mon tour arrive, c'est Sylvain le remorqueur. Arrivé à 2000 pieds, il entame un virage à gauche. Je ne comprends pas du tout pourquoi il part par là, jusqu'à ce que je vois le remorqueur montrer "brusquement" devant moi. J'attends de passer dans la même zone et je largue à 2500 pieds. Bingo! Je quitte ce beau thermique à 4400 pieds :)
Je me dirige alors vers Ste Rosalie, où je gagne péniblement 300 pieds. Je vois alors Alain qui file plein sud. Je le suis, il me marque un thermique je le rejoins et cherche en vain :( Argh, je ne suis plus local du terrain, mais encore de Ste Hyacinthe. Bon, il faut se résigner, je rester proche de Ste Hyacinthe et cherche, cherche, jusqu'à ce que je me considère trop bas. J'annonce à la radio que je vais me poser à Ste Hyacinthe, je change de fréquence (celle de Ste Hyacinthe) et j'annonce que je vais me poser. Bel atterrissage, j'ai bien calculé mon coup et je m'arrête juste au niveau de la sortie. Je m'empresse de déplacer le planeur afin de dégager la piste.
David, un pilote de Ste Hyacinthe vient m'aider à déplacer le Jantar pour le remettre à l'autre bout de la piste, prêt pour un décollage. Guy, le représentant canadien de Pipistrel vient prendre la relève de David. L'avantage de se poser à Ste Hyacinthe c'est que le remorqueur peut venir pour me faire décoller!

Le remorqueur arrive avec Guy et Guy. J'ai donc 3 Guy pour ma vache :)
Une petite photo pour immortaliser le tout et me voilà prêt à partir.

Suite dans le prochain message ;)
Fichier vol 140 : IGC, OLC.
Le ciel ne semble malheureusement pas vouloir collaborer, un gros voile de cirrus s'installe et les nuages s'étalent un peu trop :(
Les pilotes sont malgré tout, tous bien motivés. Voilà qui ferait plaisir à Jean, il n'y a pas de conditions à +5 m/s, bien au contraire, mais l'ambiance est franchement bonne et tout le monde est motivé pour voler ;)
Pierre part en explorateur pour "tester" les conditions. Il largue à 3000 et annonce de faibles thermiques mais assez pour "tenir".
La valse des décollages commence alors. Mon tour arrive, c'est Sylvain le remorqueur. Arrivé à 2000 pieds, il entame un virage à gauche. Je ne comprends pas du tout pourquoi il part par là, jusqu'à ce que je vois le remorqueur montrer "brusquement" devant moi. J'attends de passer dans la même zone et je largue à 2500 pieds. Bingo! Je quitte ce beau thermique à 4400 pieds :)
Je me dirige alors vers Ste Rosalie, où je gagne péniblement 300 pieds. Je vois alors Alain qui file plein sud. Je le suis, il me marque un thermique je le rejoins et cherche en vain :( Argh, je ne suis plus local du terrain, mais encore de Ste Hyacinthe. Bon, il faut se résigner, je rester proche de Ste Hyacinthe et cherche, cherche, jusqu'à ce que je me considère trop bas. J'annonce à la radio que je vais me poser à Ste Hyacinthe, je change de fréquence (celle de Ste Hyacinthe) et j'annonce que je vais me poser. Bel atterrissage, j'ai bien calculé mon coup et je m'arrête juste au niveau de la sortie. Je m'empresse de déplacer le planeur afin de dégager la piste.
David, un pilote de Ste Hyacinthe vient m'aider à déplacer le Jantar pour le remettre à l'autre bout de la piste, prêt pour un décollage. Guy, le représentant canadien de Pipistrel vient prendre la relève de David. L'avantage de se poser à Ste Hyacinthe c'est que le remorqueur peut venir pour me faire décoller!
Le remorqueur arrive avec Guy et Guy. J'ai donc 3 Guy pour ma vache :)
Une petite photo pour immortaliser le tout et me voilà prêt à partir.

Suite dans le prochain message ;)
Fichier vol 140 : IGC, OLC.
vendredi 2 juillet 2010
Vol #139 : Loin et seul
Semaine suivante, on prend quasiment les mêmes et on recommence pour ce vendredi.
J'arrive au terrain vers 9h30, je monte le Jantar. Après avoir monté le Jantar, j'ai comme un gros doute sur la date de l'inspection annuelle. Je vais voir sur le tableau et elle est en effet passée :( Le LS4 a subit un dégat mineur à la trappe de train :( Pas cool si aucun des monoplaces n'est volable... Finalement, je me décide à regarder dans le livre de vol du planeur pour constater que JF, le chef mécano, a déjà fait la visite annuelle !!! Merci JF.
RAS au décollage, le remorqueur m'emmène en direction de Ste Hyacinthe, là où semblent se trouver les plus beaux nuages. Je largue à 3000 pieds et c'est parti! Je me dirige tout d'abord vers la Présentation avant de prendre le cap de St Hugues. Je ne sais pas trop pourquoi, mais depuis que j'ai viré St Hugues avec Francis en Blanik, j'aime bien y retourner ;) Je passe St Hugues vers 4000 pieds. Je me décide à continuer Nord-Nord-Est où les conditions semblent meilleures. Je croise Gabriel dans son ASW20 à l'ouest de St Guillaume. J'ai bien envie de le suivre, mais il quitte la pompe 3 à 400 pieds plus haut que moi et le temps que je prenne ses pieds supplémentaires, il a déjà presque disparu ;)
Je passe à un peu plus de 5 km au nord de St Guillaume avant de me diriger vers Drummondville. Et là, ca descend, ca descend et ca descend encore.
Je me retrouve bien bas et le confirme par un message radio : "Uniforme Juliette Golf, 1200 pieds entre St Guillaume et la 122 avec un champ en vue". Commence alors un véritable jeu de patience : je gratte dans du presque rien. Je dérive mais fais attention à toujours avoir un champ. Je dois avouer que cela calcule pas mal vite dans la tête! Après 10 minutes, je me retrouve à 2000 pieds, je me décide à quitter le faible thermique pour essayer de trouver mieux ailleurs. Je pense que ce fut la décision la plus difficile de tout le vol :) Quitter son confort d'un 0.8 kts en étant à 1800 pieds sol... C'est une bonne décision puisque je trouve un +2 juste à côté où je peux monter jusqu'à 3300 pieds. Je suis presque local de Drummondville mais un message radio de Francis (en ASW27) me dissuade d'y aller.
Je passe au sud de la 20 et me dirige vers le mont Yamaska. Un peu au nord de St Valérien, je prends la direction du terrain. Je suis de retour à la maison et je fais les "arrêts" de jeu ;)
Ce faisant, je me mets presque dans le trouble, allez hop on rentre, circulez, il n'y a rien à voir :P
Je suis TRES content de mon vol, j'ai quitté le local, en persévérant je n'ai pas vaché.
Un bon vol dans des conditions pas spécialement faciles, ce qui n'empêchera pas Gabriel de faire plus de 250km!!!
Fichier vol 139 : IGC, OLC.
J'arrive au terrain vers 9h30, je monte le Jantar. Après avoir monté le Jantar, j'ai comme un gros doute sur la date de l'inspection annuelle. Je vais voir sur le tableau et elle est en effet passée :( Le LS4 a subit un dégat mineur à la trappe de train :( Pas cool si aucun des monoplaces n'est volable... Finalement, je me décide à regarder dans le livre de vol du planeur pour constater que JF, le chef mécano, a déjà fait la visite annuelle !!! Merci JF.
RAS au décollage, le remorqueur m'emmène en direction de Ste Hyacinthe, là où semblent se trouver les plus beaux nuages. Je largue à 3000 pieds et c'est parti! Je me dirige tout d'abord vers la Présentation avant de prendre le cap de St Hugues. Je ne sais pas trop pourquoi, mais depuis que j'ai viré St Hugues avec Francis en Blanik, j'aime bien y retourner ;) Je passe St Hugues vers 4000 pieds. Je me décide à continuer Nord-Nord-Est où les conditions semblent meilleures. Je croise Gabriel dans son ASW20 à l'ouest de St Guillaume. J'ai bien envie de le suivre, mais il quitte la pompe 3 à 400 pieds plus haut que moi et le temps que je prenne ses pieds supplémentaires, il a déjà presque disparu ;)
Je passe à un peu plus de 5 km au nord de St Guillaume avant de me diriger vers Drummondville. Et là, ca descend, ca descend et ca descend encore.
Je me retrouve bien bas et le confirme par un message radio : "Uniforme Juliette Golf, 1200 pieds entre St Guillaume et la 122 avec un champ en vue". Commence alors un véritable jeu de patience : je gratte dans du presque rien. Je dérive mais fais attention à toujours avoir un champ. Je dois avouer que cela calcule pas mal vite dans la tête! Après 10 minutes, je me retrouve à 2000 pieds, je me décide à quitter le faible thermique pour essayer de trouver mieux ailleurs. Je pense que ce fut la décision la plus difficile de tout le vol :) Quitter son confort d'un 0.8 kts en étant à 1800 pieds sol... C'est une bonne décision puisque je trouve un +2 juste à côté où je peux monter jusqu'à 3300 pieds. Je suis presque local de Drummondville mais un message radio de Francis (en ASW27) me dissuade d'y aller.
Je passe au sud de la 20 et me dirige vers le mont Yamaska. Un peu au nord de St Valérien, je prends la direction du terrain. Je suis de retour à la maison et je fais les "arrêts" de jeu ;)
Ce faisant, je me mets presque dans le trouble, allez hop on rentre, circulez, il n'y a rien à voir :P
Je suis TRES content de mon vol, j'ai quitté le local, en persévérant je n'ai pas vaché.
Un bon vol dans des conditions pas spécialement faciles, ce qui n'empêchera pas Gabriel de faire plus de 250km!!!
Fichier vol 139 : IGC, OLC.
vendredi 25 juin 2010
Bof !
Je prends une journée de congé pour ce vendredi. La météo s'annonce bonne : 300km pour les meilleurs. Lors de ce genre de prévision, je coupe toujours la poire en deux : je vise alors un 150.
J'arrive au terrain vers 9h30 après m'être acquitté de mes tâches familiales ;)
Plusieurs privés sont déjà là. Le montage des planeurs s'effectue rapidement. Je suis le dernier arrivé et donc le dernier en piste. Il y a un seul remorqueur aujourd'hui pour 7-8 planeurs.
Le ciel ne semble pas très coopérateur, mais cela ne nous décourage pas. Nous mangeons et attendons que cela "déclenche".
Nous attendons, encore... et encore.
Finalement après plusieurs heures, je me décide à rentrer chez moi. Je sors le Jantar de la file d'attente, et le remets dans sa remorque.
Quelques courageux auront fait des vols : une vingtaine de minutes chacun...
J'arrive au terrain vers 9h30 après m'être acquitté de mes tâches familiales ;)
Plusieurs privés sont déjà là. Le montage des planeurs s'effectue rapidement. Je suis le dernier arrivé et donc le dernier en piste. Il y a un seul remorqueur aujourd'hui pour 7-8 planeurs.
Le ciel ne semble pas très coopérateur, mais cela ne nous décourage pas. Nous mangeons et attendons que cela "déclenche".
Nous attendons, encore... et encore.
Finalement après plusieurs heures, je me décide à rentrer chez moi. Je sors le Jantar de la file d'attente, et le remets dans sa remorque.
Quelques courageux auront fait des vols : une vingtaine de minutes chacun...
jeudi 17 juin 2010
Stage jour #4 (vol #138) : petit local
La météo ne s'annonce encore une fois pas très propice au vol à voile :(
D'ailleurs Richard et Laurent tireront leur révérence aujourd'hui, direction home sweet home :(
Pour ma part, je reste, je voudrais malgré tout en profiter au maximum...
Préparation tranquille du Jantar, mise en piste et me voilà parti. Objectif de la journée, se diriger vers le nord où le temps semble être meilleur.
Je largue vers 2500 pieds, et je galère pendant plusieurs minutes avant de finalement trouver une bonne pompe qui me monte jusqu'à 5000 pieds. Je pense malheureusement être dans une zone aérienne où je ne devrais pas être, je quitte donc à toute allure.
Je me dirige vers le nord, mais ne trouve rien de bon. Il y a bien quelques rares champs mais rien qui ne m'inspire vraiment confiance pour continuer. Je la joue donc "tranquille" (pour ne pas dire autre chose), et fait demi-tour vers le terrain. Je parviens à grattouiller pour prolonger un peu mon vol, mais rien de bien extra-ordinaire.
Je me pose 1h05 plus tard...
Cela sera finalement mon dernier vol lors de ce stage... :(
Fichier vol 138 : IGC, OLC.
D'ailleurs Richard et Laurent tireront leur révérence aujourd'hui, direction home sweet home :(
Pour ma part, je reste, je voudrais malgré tout en profiter au maximum...
Préparation tranquille du Jantar, mise en piste et me voilà parti. Objectif de la journée, se diriger vers le nord où le temps semble être meilleur.
Je largue vers 2500 pieds, et je galère pendant plusieurs minutes avant de finalement trouver une bonne pompe qui me monte jusqu'à 5000 pieds. Je pense malheureusement être dans une zone aérienne où je ne devrais pas être, je quitte donc à toute allure.
Je me dirige vers le nord, mais ne trouve rien de bon. Il y a bien quelques rares champs mais rien qui ne m'inspire vraiment confiance pour continuer. Je la joue donc "tranquille" (pour ne pas dire autre chose), et fait demi-tour vers le terrain. Je parviens à grattouiller pour prolonger un peu mon vol, mais rien de bien extra-ordinaire.
Je me pose 1h05 plus tard...
Cela sera finalement mon dernier vol lors de ce stage... :(
Fichier vol 138 : IGC, OLC.
mardi 15 juin 2010
Stage jour #2 : ha la vache! (vol #137)
Lecture du jour : comment planifier sa journée en terme d'objectif(s). La lecture est faite par Yves Bastien, le CFI du MSC. Cela se termine par un rappel des règles de sécurité lors du stage :
Tout le monde est enthousiaste, les prévisions météorologiques sont bonnes, sans être extraordinaires : ascendances jusqu'à 4000-5000 pieds mais sans cumulus.
Il y a une vingtaine de participants au stage, les groupes sont alors formés selon les aptitudes des pilotes. Pour ma part, pas de groupe car mon objectif est mon 50km : Hawkesbury - Cornwall. Yves m'explique les points de repère a suivre et cela m'aidera d'ailleurs beaucoup ;)
J'aide Richard à monter son Pik, car il doit partir dans les premiers pour une épreuve de 300km avec son groupe. Ensuite, un coup de main à Laurent en LS4 et finalement, nous assemblons le Jantar. Je passe énormément de temps à installer tous les câbles pour le logger ainsi que mon PDA.

Les premiers décollages commencent, alors que je fais le tour d'inspection du planeur. Surprise : les ailerons ne sont pas connectés !!!
Après m'être assuré que tout était correct sur le Jantar, je suis prêt à le mettre en piste.
Je me fais tirer sur la grille de départ, où l'on m'indique ma position. J'attends qu'un autre planeur décolle avant de positionner le Jantar. Je m'installe tranquillement en me disant que j'aurais le temps de bien faire mes vérifications, sans pression...
Je laisse deux planeurs partir avant moi, et c'est mon tour. Tous mes checks sont ok, je suis prêt. Le câble est tendu, et c'est parti! Je trouve que le planeur fait un mouvement inhabituel : le dolly !!! Je largue immédiatement!!! Le dolly est en effet rester accroché à la queue du planeur. Si j'avais décollé avec, cela aurait pu se finir de façon tragique. Le centre de gravité aurait été beaucoup trop en arrière avec toutes les conséquences que cela aurait pu avoir :( Cela me refroidit énormément, j'essaie de comprendre comment j'en arrive à faire autant d'erreurs en si peu de temps! :(
Je me replace en piste, laisse le L33 décoller et me voici reparti. Le décollage se passe bien, cela change un peu de décoller d'une piste uniquement en herbe, le roulage est plus long. Le remorquage se passe bien, je largue vers 1700 pieds dans un thermique. Je fais deux tours puis j'aperçois un autre planeur en train de thermiquer dans le "mauvais" sens à quelques mètres de moi :( Je quitte mon bon thermique pour me placer dans le même sens que le planeur proche. Je vais passer la prochaine demi-heure à regretter ma décision. Je reste local du terrain sans réussir à me remonter. Je fais deux "points bas" mais je parviens à rester en l'air.
Je trouve finalement un bon thermique (+2 intégré) et John vient me rejoindre un peu plus bas avec son DG200 (en 17m). Comme il n'y a pas de vent, je fixe mon cercle sur celui de John et comme par magie, la pompe passe de +2 a +4 :)
Je quitte le thermique vers 2800 pieds pour me diriger vers Alexandrie, mon premier point de navigation. A peine parti, je trouve une pompe qui me monte jusqu'à 5000 pieds : yes, j'ai mon gain de 1000m en poche :P
J'arrive à Alexandrie à un peu moins de 3000 pieds, je me remonte jusqu'à 4000, je sais maintenant que je suis local de Cornwall. Je fais une annonce radio et je me dirige vers Cornwall. Je vais l'erreur de me concentrer sur ma navigation et moins sur mon altitude. Je sais que je suis local donc je continue mais j'aurais du m'arrêter pour reprendre de l'altitude...
Je passe les 45 minutes qui suivent à survivre tant bien que mal. Finalement, je me trouve trop bas et décide d'atterrir à Cornwall. Annonce radio, checks et spot landing pile-poil au centre de la piste : merci la formation à Champlain !!! Je dégage rapidement le planeur car la piste est utilisée principalement par les avions.

Je me mets sur le cote, je reprends mon souffle tranquillement et je passe un coups de fils pour que l'on vienne me dépanner. Je demande un "aero-town retrieve". Finalement 1h30 plus tard, je vois Laurent et Peter arriver avec la remorque.
Nous mettons le planeur en boite et direction Hawkesbury.

Fichier vol 137 : IGC, OLC.
- à 5km du terrain, tout le monde thermique à droite;
- fréquences radio attribuées selon les groupes...
Tout le monde est enthousiaste, les prévisions météorologiques sont bonnes, sans être extraordinaires : ascendances jusqu'à 4000-5000 pieds mais sans cumulus.
Il y a une vingtaine de participants au stage, les groupes sont alors formés selon les aptitudes des pilotes. Pour ma part, pas de groupe car mon objectif est mon 50km : Hawkesbury - Cornwall. Yves m'explique les points de repère a suivre et cela m'aidera d'ailleurs beaucoup ;)
J'aide Richard à monter son Pik, car il doit partir dans les premiers pour une épreuve de 300km avec son groupe. Ensuite, un coup de main à Laurent en LS4 et finalement, nous assemblons le Jantar. Je passe énormément de temps à installer tous les câbles pour le logger ainsi que mon PDA.

Les premiers décollages commencent, alors que je fais le tour d'inspection du planeur. Surprise : les ailerons ne sont pas connectés !!!
Après m'être assuré que tout était correct sur le Jantar, je suis prêt à le mettre en piste.
Je me fais tirer sur la grille de départ, où l'on m'indique ma position. J'attends qu'un autre planeur décolle avant de positionner le Jantar. Je m'installe tranquillement en me disant que j'aurais le temps de bien faire mes vérifications, sans pression...
Je laisse deux planeurs partir avant moi, et c'est mon tour. Tous mes checks sont ok, je suis prêt. Le câble est tendu, et c'est parti! Je trouve que le planeur fait un mouvement inhabituel : le dolly !!! Je largue immédiatement!!! Le dolly est en effet rester accroché à la queue du planeur. Si j'avais décollé avec, cela aurait pu se finir de façon tragique. Le centre de gravité aurait été beaucoup trop en arrière avec toutes les conséquences que cela aurait pu avoir :( Cela me refroidit énormément, j'essaie de comprendre comment j'en arrive à faire autant d'erreurs en si peu de temps! :(
Je me replace en piste, laisse le L33 décoller et me voici reparti. Le décollage se passe bien, cela change un peu de décoller d'une piste uniquement en herbe, le roulage est plus long. Le remorquage se passe bien, je largue vers 1700 pieds dans un thermique. Je fais deux tours puis j'aperçois un autre planeur en train de thermiquer dans le "mauvais" sens à quelques mètres de moi :( Je quitte mon bon thermique pour me placer dans le même sens que le planeur proche. Je vais passer la prochaine demi-heure à regretter ma décision. Je reste local du terrain sans réussir à me remonter. Je fais deux "points bas" mais je parviens à rester en l'air.
Je trouve finalement un bon thermique (+2 intégré) et John vient me rejoindre un peu plus bas avec son DG200 (en 17m). Comme il n'y a pas de vent, je fixe mon cercle sur celui de John et comme par magie, la pompe passe de +2 a +4 :)
Je quitte le thermique vers 2800 pieds pour me diriger vers Alexandrie, mon premier point de navigation. A peine parti, je trouve une pompe qui me monte jusqu'à 5000 pieds : yes, j'ai mon gain de 1000m en poche :P
J'arrive à Alexandrie à un peu moins de 3000 pieds, je me remonte jusqu'à 4000, je sais maintenant que je suis local de Cornwall. Je fais une annonce radio et je me dirige vers Cornwall. Je vais l'erreur de me concentrer sur ma navigation et moins sur mon altitude. Je sais que je suis local donc je continue mais j'aurais du m'arrêter pour reprendre de l'altitude...
Je passe les 45 minutes qui suivent à survivre tant bien que mal. Finalement, je me trouve trop bas et décide d'atterrir à Cornwall. Annonce radio, checks et spot landing pile-poil au centre de la piste : merci la formation à Champlain !!! Je dégage rapidement le planeur car la piste est utilisée principalement par les avions.

Je me mets sur le cote, je reprends mon souffle tranquillement et je passe un coups de fils pour que l'on vienne me dépanner. Je demande un "aero-town retrieve". Finalement 1h30 plus tard, je vois Laurent et Peter arriver avec la remorque.
Nous mettons le planeur en boite et direction Hawkesbury.

Fichier vol 137 : IGC, OLC.
dimanche 11 avril 2010
Vol #127: Venteux
En ce dimanche très venteux, je passe la matinée à faire divers travaux. Sur les coups de midi, je commence à sortir le Jantar tranquillement de sa boite. Je vais en profiter pour tester mon montage électrique pour mon PDA ainsi que le nouveau MNAV.
Le vent est supérieur à 15 noeuds et à 90 degrés par rapport à l'axe de la piste. Je me fais vraiment secouer au décollage, j'ai l'impression que le remorqueur fait des bonds devant moi !
Rien de bien exceptionnel à raconter pour le reste du vol, j'ai passé mon temps à gratter des petites pompes, remonter le vent et regratter encore... Tout cela pendant une heure. L'atterrissage a été sportif, en vent arrière j'étais quasiment à 45 degrés vers la piste tout en avançant de façon parallèle à celle-ci. J'ai fait un bel atterrissage, par contre, même avec de la vitesse et plein pieds à droite, impossible de dégager la piste :( Je me suis dépêché de sortir et Nicholas qui venait tout juste de se poser est venu m'aider pour déplacer le planeur.
Bilan du vol :
Avec Michel, la semaine prochaine, c'est le grand nettoyage pour la remorque du Jantar. Voici ce que cela donne après un premier test avec le produit magique de Michel ;)

Fichier vol 127 : IGC, OLC.
Le vent est supérieur à 15 noeuds et à 90 degrés par rapport à l'axe de la piste. Je me fais vraiment secouer au décollage, j'ai l'impression que le remorqueur fait des bonds devant moi !
Rien de bien exceptionnel à raconter pour le reste du vol, j'ai passé mon temps à gratter des petites pompes, remonter le vent et regratter encore... Tout cela pendant une heure. L'atterrissage a été sportif, en vent arrière j'étais quasiment à 45 degrés vers la piste tout en avançant de façon parallèle à celle-ci. J'ai fait un bel atterrissage, par contre, même avec de la vitesse et plein pieds à droite, impossible de dégager la piste :( Je me suis dépêché de sortir et Nicholas qui venait tout juste de se poser est venu m'aider pour déplacer le planeur.
Bilan du vol :
- un petit peu plus d'une heure;
- pas facile de centrer les thermiques avec autant de vent;
- mon câble USB ne semble pas être 100% fonctionnel;
- régler le MNAV en mode "lent" sinon, il s'affole :P
Avec Michel, la semaine prochaine, c'est le grand nettoyage pour la remorque du Jantar. Voici ce que cela donne après un premier test avec le produit magique de Michel ;)
Fichier vol 127 : IGC, OLC.
vendredi 25 septembre 2009
Vol #124: Belle journée d'automne
Me voici donc de retour en piste. Je dis à Guy, le pilote remorqueur, que je me suis reposé uniquement pour qu'il puisse faire un remorquage de plus :D
Ce deuxième décollage en Jantar de la journée se passe bien. Cette fois-ci je me donne un peu plus d'altitude et je largue à 3000 pieds. Je n'ai rien "vu" durant le remorquage.
Je me dirige vers le nord-ouest mais en restant toujours "local". Je tourne dans presque rien, sûrement plus pour me rassurer que vraiment gagner de l'altitude. Comme je ne trouve rien, je prends la direction du terrain. Je "niaise" encore dans du moins que rien.
Je vois quelques beaux nuages plus au nord, je suis les conseils de Jean, je me place au vent, et hop, la première vraie pompe de la journée me monte jusqu'à 4000 pieds. Il faut croire que cela m'a donné un peu confiance et je repars vers le nord. Je suis la rue de nuage et je progresse bien. Une transition de presque 10km à 53 de finesse. J'ai calé l'anneau McCready sur +2kts, mais j'ai du mal à transiter au delà de 65-70 noeuds. Après avoir refait le plafond, je me dirige vers St Jude, mais là, c'est un autre programme : chute, chute et chute. Je suis à plus de 3000 pieds mais je commence déjà à regarder au sol pour des champs.
Je parviens à me refaire une santé mais il faut croire que ce "point bas" m'a refroidi et je me dirige vers le terrain. J'ai le vent dans le dos, j'avance donc bien. Tout va bien jusqu'à ce que je traverse une grosse zone de chute : -9kts :( Il y a un superbe nuage droit devant. Je continue ou bien je quitte la zone de chute. Finalement je décide de continuer et je me prends une énorme claque aux fesses, le vario passe de -3m/s à +4m/s. Je remonte à la base des nuages pour rester coller en dessous. J'avance et je ne tombe quasiment pas! Je continue ma branche jusqu'au sud de St Liboire.
Demi-tour, je fais le plafond 4200 pieds, et direction le nord-ouest. Deux belles transitions sous les nuages et me voici entre Ste Hyacinthe et St Jude. Passage sous un beau nuage, et deuxième claque de la journée : quelques tours et me voici à 4500 pieds. Et pour bien continuer, une belle "ligne droite" de 15km avec une finesse de 54 :) Ce sont ces moments que j'adore! Il faut se placer au mieux pour bien suivre la rue. Si on est à côté, ca chute, mais si on trouve la bonne place ... :)
Je suis maintenant vertical de St Denis, à 3500 pieds : grosse zone de chute, mais le nuage semble prometteur. Gagné : en quelques tours, je me retrouve à 4700 pieds, la tête dans les nuages, il faut que j'accélère pour ne pas rentrer dedans et cela continue de monter! Durant ce thermique, je jette un oeil sur les conditions pour mon retour. Cela semble encore bon, je devrais pouvoir pousser un petit peu plus loin. Je suis proche du St Laurent, je me le fixe comme point de virage. Je vire un peu avant, il y a comme une barrière psychologique qui m'empêche de franchir le fleuve !? :) J'aperçois Sorel un peu plus au nord-est : un jour peut-être...


Demi-tour direction CSS4. Je vais un peu plus à l'ouest pour éviter le gros trou bleu qui se trouve sur ma route. Je vais une autre belle transition (13km, L/D 73), mais je ne suis pas très content de ce que je vois entre moi et CSS4. Je prends alors la décision de couper plein est où les conditions me semblent meilleures. Je ne trouve rien sous le premier nuage, je continue. Finalement, un petit gain de 500 pieds me permet de souffler un peu. Je continue vers CSS4 pour trouver une pompinette (+5.6 intégré) dans laquelle je monte de plus de 2000 pieds. Ouf, avec ça, je suis local de CSS4 et mon retour est donc assuré :) Je crois Guy en Taurus lors de ma transition. Je décide de prolonger mon vol direction sud, tout en restant local du terrain. Je fais demi-tour entre St Liboire et Upton.
A 1500 pieds alors que je suis presque décidé à me poser, je trouve un bon thermique qui me grimpe jusqu'à 3500 pieds. Direction Ste Hyacinthe pour finir le vol. J'avance ne ne perdant presque rien. Finalement, le vario fait un bon, je me décide à enrouler la pompe jusqu'à 5000 pieds. Je fais demi-tour une fois passé l'A20. Direction le terrain pour me poser, je suis le seul encore en l'air et je vais avoir besoin d'aide pour démonter le Jantar. Quelques petits tours spoilers ouverts pour perdre de l'altitude et je me pose. Encore un atterrissage deux points! Je reste quelques secondes sans ouvrir le cockpit, pour profiter au maximum de mon vol. Je suis vraiment content, je pense avoir réalisé le plus beau vol de mon année. Guy vient me chercher avec le 4 roues, et Benoît m'aide pour ranger le Jantar.
Une petite bière pour clôturer la journée de belle façon. Jean avait prévu 100-200km pour la journée, je pense en avoir fait 150 et il est certain que les bons circuiteurs auraient pu tourner 250 aujourd'hui!
Résultat : 178.47km à 61km/h :) Cela compense presque pour les deux mois sans vol !
Fichier vol 124 : IGC, OLC.
Ce deuxième décollage en Jantar de la journée se passe bien. Cette fois-ci je me donne un peu plus d'altitude et je largue à 3000 pieds. Je n'ai rien "vu" durant le remorquage.
Je me dirige vers le nord-ouest mais en restant toujours "local". Je tourne dans presque rien, sûrement plus pour me rassurer que vraiment gagner de l'altitude. Comme je ne trouve rien, je prends la direction du terrain. Je "niaise" encore dans du moins que rien.
Je vois quelques beaux nuages plus au nord, je suis les conseils de Jean, je me place au vent, et hop, la première vraie pompe de la journée me monte jusqu'à 4000 pieds. Il faut croire que cela m'a donné un peu confiance et je repars vers le nord. Je suis la rue de nuage et je progresse bien. Une transition de presque 10km à 53 de finesse. J'ai calé l'anneau McCready sur +2kts, mais j'ai du mal à transiter au delà de 65-70 noeuds. Après avoir refait le plafond, je me dirige vers St Jude, mais là, c'est un autre programme : chute, chute et chute. Je suis à plus de 3000 pieds mais je commence déjà à regarder au sol pour des champs.
Je parviens à me refaire une santé mais il faut croire que ce "point bas" m'a refroidi et je me dirige vers le terrain. J'ai le vent dans le dos, j'avance donc bien. Tout va bien jusqu'à ce que je traverse une grosse zone de chute : -9kts :( Il y a un superbe nuage droit devant. Je continue ou bien je quitte la zone de chute. Finalement je décide de continuer et je me prends une énorme claque aux fesses, le vario passe de -3m/s à +4m/s. Je remonte à la base des nuages pour rester coller en dessous. J'avance et je ne tombe quasiment pas! Je continue ma branche jusqu'au sud de St Liboire.
Demi-tour, je fais le plafond 4200 pieds, et direction le nord-ouest. Deux belles transitions sous les nuages et me voici entre Ste Hyacinthe et St Jude. Passage sous un beau nuage, et deuxième claque de la journée : quelques tours et me voici à 4500 pieds. Et pour bien continuer, une belle "ligne droite" de 15km avec une finesse de 54 :) Ce sont ces moments que j'adore! Il faut se placer au mieux pour bien suivre la rue. Si on est à côté, ca chute, mais si on trouve la bonne place ... :)
Je suis maintenant vertical de St Denis, à 3500 pieds : grosse zone de chute, mais le nuage semble prometteur. Gagné : en quelques tours, je me retrouve à 4700 pieds, la tête dans les nuages, il faut que j'accélère pour ne pas rentrer dedans et cela continue de monter! Durant ce thermique, je jette un oeil sur les conditions pour mon retour. Cela semble encore bon, je devrais pouvoir pousser un petit peu plus loin. Je suis proche du St Laurent, je me le fixe comme point de virage. Je vire un peu avant, il y a comme une barrière psychologique qui m'empêche de franchir le fleuve !? :) J'aperçois Sorel un peu plus au nord-est : un jour peut-être...
Demi-tour direction CSS4. Je vais un peu plus à l'ouest pour éviter le gros trou bleu qui se trouve sur ma route. Je vais une autre belle transition (13km, L/D 73), mais je ne suis pas très content de ce que je vois entre moi et CSS4. Je prends alors la décision de couper plein est où les conditions me semblent meilleures. Je ne trouve rien sous le premier nuage, je continue. Finalement, un petit gain de 500 pieds me permet de souffler un peu. Je continue vers CSS4 pour trouver une pompinette (+5.6 intégré) dans laquelle je monte de plus de 2000 pieds. Ouf, avec ça, je suis local de CSS4 et mon retour est donc assuré :) Je crois Guy en Taurus lors de ma transition. Je décide de prolonger mon vol direction sud, tout en restant local du terrain. Je fais demi-tour entre St Liboire et Upton.
A 1500 pieds alors que je suis presque décidé à me poser, je trouve un bon thermique qui me grimpe jusqu'à 3500 pieds. Direction Ste Hyacinthe pour finir le vol. J'avance ne ne perdant presque rien. Finalement, le vario fait un bon, je me décide à enrouler la pompe jusqu'à 5000 pieds. Je fais demi-tour une fois passé l'A20. Direction le terrain pour me poser, je suis le seul encore en l'air et je vais avoir besoin d'aide pour démonter le Jantar. Quelques petits tours spoilers ouverts pour perdre de l'altitude et je me pose. Encore un atterrissage deux points! Je reste quelques secondes sans ouvrir le cockpit, pour profiter au maximum de mon vol. Je suis vraiment content, je pense avoir réalisé le plus beau vol de mon année. Guy vient me chercher avec le 4 roues, et Benoît m'aide pour ranger le Jantar.
Une petite bière pour clôturer la journée de belle façon. Jean avait prévu 100-200km pour la journée, je pense en avoir fait 150 et il est certain que les bons circuiteurs auraient pu tourner 250 aujourd'hui!
Résultat : 178.47km à 61km/h :) Cela compense presque pour les deux mois sans vol !
Fichier vol 124 : IGC, OLC.
Vol #123: Encore une lecon d'humilité
Je termine mes préparatifs pour mon vol en Jantar. Jean, qui est en vol avec Marc, me dit que c'est bon pour moi. Je termine mon repas et je mets le Jantar en piste avec l'aide de Marc et Benoit.
Je m'installe, tout est prêt, et c'est parti. Le décollage se passe bien, il y a une grosse rafale après la maison qui me déporte sur la gauche.
Je largue à 2300 pieds dans ce qui me semble être une bonne pompe, et je me retrouve 20 minutes plus tard au sol... :(
Décidément mes premiers vols en Jantar se soldent souvent par un rapide retour au sol :)
Ma consolation est que je fais un bel atterrissage deux points :)
Je m'installe, tout est prêt, et c'est parti. Le décollage se passe bien, il y a une grosse rafale après la maison qui me déporte sur la gauche.
Je largue à 2300 pieds dans ce qui me semble être une bonne pompe, et je me retrouve 20 minutes plus tard au sol... :(
Décidément mes premiers vols en Jantar se soldent souvent par un rapide retour au sol :)
Ma consolation est que je fais un bel atterrissage deux points :)
lundi 13 juillet 2009
Vol #119 : Images
Et voici deux photos prises par Guy juste avant mon "faux"-départ!


Petit extrait d'un post que j'ai mis sur le forum du club :


Petit extrait d'un post que j'ai mis sur le forum du club :
Session de remerciements:
- merci à Jean pour avoir validé la saisie de l'épreuve;
- merci aux pilotes présents hier pour leur encouragements et leurs félicitations;
- merci à JF pour l'aide au second départ;
- merci à Alain pour le passage ;) ;
- merci aux instructeurs de nous transmettre votre savoir qui nous permettra plus tard de nous "évader" en l'air. Mon "succès" est aussi le vôtre;
- merci aux circuiteurs qui me donne envie de les rattraper;
- un merci tout spécial à Maxime qui était sur le point de ranger le remorqueur et qui a bien voulu prolonger un peu pour me permettre de repartir après mon premier "faux-départ". Il avait déjà serré le câble mais il n'a pas rechigner pour tout ressortir. Alors merci à toi Maxime, ce second départ m'a permis de faire mon plus beau vol à date!
- pas merci au Colibri qui a flanché :(
Yannick, apprenti-pilote heureux, qui a du mal à se concentrer au travail, pensant encore à son premier "circuit"!
jeudi 9 juillet 2009
Vol #120 : Tentative 50km FAI prise 2
Après ce premier vol infructueux, je parviens à attraper Maxime le remorqueur du jour, juste avant qu'il ne range l'avion. Il avait déjà même rangé le câble, je l'aide à le préparer. Je demande à JF qui vient de rentrer en Grob s'il peut m'aider au départ, ce qu'il fera sans problème.
Je m'installe donc à nouveau pour le départ. Je regarde l'heure : il est déjà 14:00 et je ne suis toujours pas en l'air. Je regarde les nuages l'air soucieux. Il ne faut pas que je traîne, je vais certainement avoir une moyenne inférieure à 50km/h, je vise les 35, avec 103 kilomètres à faire, cela va me prendre pas loin de 3h. Ce qui m'amène à 17:00, et la journée risque de toucher à sa fin...
Je me dis que je vais prendre le départ et que si je n'avance pas assez vite et que les conditions se dégradent trop, je pourrais faire demi-tour.
Le décollage se passe bien même si j'échappe mon aile droite, je récupère bien. Je large à 2700 pieds pensant être dans un thermique : l'avion a fait un bond en hauteur et le vario se colle à +5m/s alors que le reste du remorqué il était proche de +3m/s. Je tourne, et comme de bien entendu, il n'y a rien.
Je me dirige vers St Liboire où se trouve un nuage accueillant. Je trouve de quoi me monter de 2400 à 2700 et je me dirige vers le départ. Il y a un beau nuage sur le trajet, tout proche du départ. Je passe la ligne et prends le thermique qui se trouve juste là. Je quitte le thermique à un peu plus de 4500 pieds. Je profite d'une rue de nuages (sans nuages :P )pour arriver à Sanair à 3500 pieds. Je passe le point de virage mais je n'entends pas le Colibri (logger officiel) "bipper" pour signifier que le point est valide. Je fais donc demi-tour en perdant au passage presque 300 pieds : et oui, à tourner dans le négatif, ça chute! Finalement, j'entends les bips et je continue. Pour ce vol, je vais essayer de ne pas descendre en dessous de 3000 pieds. Les thermiques y sont beaucoup plus faibles.
Je pars un peu plus au nord car les nuages me semblent meilleurs. Je trouve un bon thermique (+3.5kts intégré) qui me remonte de 1000 pieds, jusqu'à 4500. Je suis toujours local du terrain donc pas de pression. Quelques tours au-dessus de St Liboire mais rien de convaincant. Je peux toujours faire demi-tour pour rentrer au terrain. Je quitte St Liboire à 4300 pieds pour un premier plané. Ce dernier me semble durer une éternité. C'est lors de ce plané que je vais quitter le local. Je passe mon temps à me demander si je continue où si je fais demi-tour... Je consulte ma carte. Je suis toujours dans mon cône local, ce que me confirme le PDA.
Ca descend et je ne trouve toujours rien. Je commence à scruter le sol pour les champs. Je vais deux tours dans du 0+, je suis maintenant à 3400 pieds, proche de la limite inférieure que je m'étais fixée. Je reprends la direction de Drummondville pour trouver une bonne pompe qui me remonte jusqu'à 4800 pieds.
Cette fois-ci c'est certain, je ne fais pas demi-tour. Je suis entre les deux, ni local du terrain ni de Drummondville. Je me dis que je vais bien trouver de quoi en chemin ;) Je consulte ma carte lors des transitions, je reconnais Upton et j'essaie de mémoriser les noms des villages que je survole.
Je pense avoir trouver quelque chose mais je ne parviens pas à le centrer :( Je continue donc suivant les nuages en direction de Drummondville. J'aperçois alors un gros village, je consulte ma carte et oh joie, c'est Drummondville :) Je devine même la piste!
Je suis à 3000 pieds et à peine local de Drummondville. Je trouve un petit thermique qui me monte de 400 pieds. Je profite du thermique pour regarder ce qui m'attend sur le chemin du retour. Ce n'est pas très joyeux : un gros trou bleu entre ma position actuelle et CSS4 :( Par contre, il y a de beaux nuages en passant un peu plus au sud. A réfléchir...
Je suis maintenant local du terrain de Drummondville. Je règle la seconde fréquence radio sur 122.8 pour ne pas avoir à le faire si je dois me poser sur le terrain. Je serais déjà bien assez "stressé" pour avoir à jouer avec les réglages de la radio!
J'entends Alain et Richard qui sont aussi dans le coin de Drummondville, mais beaucoup plus haut! Je m'accroche à un thermique faiblard qui deviendra meilleur et me montera jusqu'à 5300 pieds, mon point haut du vol.
Petit fait cocasse, pendant que je thermique, Alain et Richard me demandent ma position. Je m'annonce à x kilomètres du terrain de Drummondville à 4000 pieds. Jean L. me demande alors d'être plus précis, en me donnant des points de référence. Je lui réponds alors plus précisément. Bien sur, cela me fait perdre mon thermique, enfin pas complètement mais lorsque l'on regarde la trace du vol, on voit clairement un "loupé" dans ce thermique :) Et oui, je ne suis pas encore complètement multi-tâches :D
Ce point haut me permet de souffler un peu, je pars virer Drummondville. Le Colibri ne "bip" pas lors de mon premier virage, j'en fait donc un second mais avec le même résultat. Dommage, mais je ne vais pas passer mon temps à tourner au-dessus du terrain... J'annonce ma position. Richard me félicite à la radio, je lui dis que je suis encore loin d'avoir terminé ;)
Je suis donc direction la "maison", cela fait "bizarre" de ne pas voir son point d'arrivée!
Je passe sous le nuage de mon dernier thermique en m'en allant vers "la maison". Je navigue de nuage en nuage sans rien trouver. Finalement, j'aperçois Jean L. qui thermique un peu plus au sud-ouest de moi. Je me dirige sous son nuage et remonte jusqu'à 4500 pieds. Jean L. a quitté un peu plus haut que moi et c'est annoncé en plané final : je travaille en finesse 20, il manque encore quelques centaines de pieds pour pouvoir faire de même ;)
Pendant ma transition, je regarde mon calcul de plané final sur mon PDA et je vois l'altitude requise diminuer tranquillement, ce qui est bon signe :) Cela veut dire que je transite à une finesse meilleure que celle des calculs (20). Le PDA me dit finalement que je rentre. Je confirme le tout avec ma carte et oui, j'ai le même résultat :) Un gros soupir de soulagement. La vache n'est pas pour aujourd'hui ;)
Je m'arrête dans un petit thermique, juste pour augmenter ma zone de confort!
J'arrive finalement vertical de CSS4 à un petit peu plus de 2000 pieds, soit près de 700 pieds en extra. Je trouve un thermique qui me monte jusqu'à 2800 pieds, je vais donc continuer mon vol, histoire d'engranger un peu plus de points sur OLC.
Finalement, je réussi à retourner jusqu'à Sanair où Alain viendra me rejoindre. Qu'il est beau son planeur en thermique! Je ferais un point bas à 1500 pieds mais juste avant de rejoindre le vent arrière je trouve de quoi me remonter. Cette fin de vol est vraiment pour me faire plaisir. Les thermiques sont plus faibles. Je vais finalement me poser. Et un deuxième atterrissage deux points aujourd'hui! De quoi bien terminer le vol :)
Les commentaires suivront dans un autre post, celui-ci est déjà bien trop long.
Fichier vol 120 : IGC, OLC.
Je m'installe donc à nouveau pour le départ. Je regarde l'heure : il est déjà 14:00 et je ne suis toujours pas en l'air. Je regarde les nuages l'air soucieux. Il ne faut pas que je traîne, je vais certainement avoir une moyenne inférieure à 50km/h, je vise les 35, avec 103 kilomètres à faire, cela va me prendre pas loin de 3h. Ce qui m'amène à 17:00, et la journée risque de toucher à sa fin...
Je me dis que je vais prendre le départ et que si je n'avance pas assez vite et que les conditions se dégradent trop, je pourrais faire demi-tour.
Le décollage se passe bien même si j'échappe mon aile droite, je récupère bien. Je large à 2700 pieds pensant être dans un thermique : l'avion a fait un bond en hauteur et le vario se colle à +5m/s alors que le reste du remorqué il était proche de +3m/s. Je tourne, et comme de bien entendu, il n'y a rien.
Je me dirige vers St Liboire où se trouve un nuage accueillant. Je trouve de quoi me monter de 2400 à 2700 et je me dirige vers le départ. Il y a un beau nuage sur le trajet, tout proche du départ. Je passe la ligne et prends le thermique qui se trouve juste là. Je quitte le thermique à un peu plus de 4500 pieds. Je profite d'une rue de nuages (sans nuages :P )pour arriver à Sanair à 3500 pieds. Je passe le point de virage mais je n'entends pas le Colibri (logger officiel) "bipper" pour signifier que le point est valide. Je fais donc demi-tour en perdant au passage presque 300 pieds : et oui, à tourner dans le négatif, ça chute! Finalement, j'entends les bips et je continue. Pour ce vol, je vais essayer de ne pas descendre en dessous de 3000 pieds. Les thermiques y sont beaucoup plus faibles.
Je pars un peu plus au nord car les nuages me semblent meilleurs. Je trouve un bon thermique (+3.5kts intégré) qui me remonte de 1000 pieds, jusqu'à 4500. Je suis toujours local du terrain donc pas de pression. Quelques tours au-dessus de St Liboire mais rien de convaincant. Je peux toujours faire demi-tour pour rentrer au terrain. Je quitte St Liboire à 4300 pieds pour un premier plané. Ce dernier me semble durer une éternité. C'est lors de ce plané que je vais quitter le local. Je passe mon temps à me demander si je continue où si je fais demi-tour... Je consulte ma carte. Je suis toujours dans mon cône local, ce que me confirme le PDA.
Ca descend et je ne trouve toujours rien. Je commence à scruter le sol pour les champs. Je vais deux tours dans du 0+, je suis maintenant à 3400 pieds, proche de la limite inférieure que je m'étais fixée. Je reprends la direction de Drummondville pour trouver une bonne pompe qui me remonte jusqu'à 4800 pieds.
Cette fois-ci c'est certain, je ne fais pas demi-tour. Je suis entre les deux, ni local du terrain ni de Drummondville. Je me dis que je vais bien trouver de quoi en chemin ;) Je consulte ma carte lors des transitions, je reconnais Upton et j'essaie de mémoriser les noms des villages que je survole.
Je pense avoir trouver quelque chose mais je ne parviens pas à le centrer :( Je continue donc suivant les nuages en direction de Drummondville. J'aperçois alors un gros village, je consulte ma carte et oh joie, c'est Drummondville :) Je devine même la piste!
Je suis à 3000 pieds et à peine local de Drummondville. Je trouve un petit thermique qui me monte de 400 pieds. Je profite du thermique pour regarder ce qui m'attend sur le chemin du retour. Ce n'est pas très joyeux : un gros trou bleu entre ma position actuelle et CSS4 :( Par contre, il y a de beaux nuages en passant un peu plus au sud. A réfléchir...
Je suis maintenant local du terrain de Drummondville. Je règle la seconde fréquence radio sur 122.8 pour ne pas avoir à le faire si je dois me poser sur le terrain. Je serais déjà bien assez "stressé" pour avoir à jouer avec les réglages de la radio!
J'entends Alain et Richard qui sont aussi dans le coin de Drummondville, mais beaucoup plus haut! Je m'accroche à un thermique faiblard qui deviendra meilleur et me montera jusqu'à 5300 pieds, mon point haut du vol.
Petit fait cocasse, pendant que je thermique, Alain et Richard me demandent ma position. Je m'annonce à x kilomètres du terrain de Drummondville à 4000 pieds. Jean L. me demande alors d'être plus précis, en me donnant des points de référence. Je lui réponds alors plus précisément. Bien sur, cela me fait perdre mon thermique, enfin pas complètement mais lorsque l'on regarde la trace du vol, on voit clairement un "loupé" dans ce thermique :) Et oui, je ne suis pas encore complètement multi-tâches :D
Ce point haut me permet de souffler un peu, je pars virer Drummondville. Le Colibri ne "bip" pas lors de mon premier virage, j'en fait donc un second mais avec le même résultat. Dommage, mais je ne vais pas passer mon temps à tourner au-dessus du terrain... J'annonce ma position. Richard me félicite à la radio, je lui dis que je suis encore loin d'avoir terminé ;)
Je suis donc direction la "maison", cela fait "bizarre" de ne pas voir son point d'arrivée!
Je passe sous le nuage de mon dernier thermique en m'en allant vers "la maison". Je navigue de nuage en nuage sans rien trouver. Finalement, j'aperçois Jean L. qui thermique un peu plus au sud-ouest de moi. Je me dirige sous son nuage et remonte jusqu'à 4500 pieds. Jean L. a quitté un peu plus haut que moi et c'est annoncé en plané final : je travaille en finesse 20, il manque encore quelques centaines de pieds pour pouvoir faire de même ;)
Pendant ma transition, je regarde mon calcul de plané final sur mon PDA et je vois l'altitude requise diminuer tranquillement, ce qui est bon signe :) Cela veut dire que je transite à une finesse meilleure que celle des calculs (20). Le PDA me dit finalement que je rentre. Je confirme le tout avec ma carte et oui, j'ai le même résultat :) Un gros soupir de soulagement. La vache n'est pas pour aujourd'hui ;)
Je m'arrête dans un petit thermique, juste pour augmenter ma zone de confort!
J'arrive finalement vertical de CSS4 à un petit peu plus de 2000 pieds, soit près de 700 pieds en extra. Je trouve un thermique qui me monte jusqu'à 2800 pieds, je vais donc continuer mon vol, histoire d'engranger un peu plus de points sur OLC.
Finalement, je réussi à retourner jusqu'à Sanair où Alain viendra me rejoindre. Qu'il est beau son planeur en thermique! Je ferais un point bas à 1500 pieds mais juste avant de rejoindre le vent arrière je trouve de quoi me remonter. Cette fin de vol est vraiment pour me faire plaisir. Les thermiques sont plus faibles. Je vais finalement me poser. Et un deuxième atterrissage deux points aujourd'hui! De quoi bien terminer le vol :)
Les commentaires suivront dans un autre post, celui-ci est déjà bien trop long.
Fichier vol 120 : IGC, OLC.
Vol #119 : Tentative 50km FAI
Les prévisions météo sont bonnes pour ce jeudi. J'en profite pour prendre une journée de congé et me rendre au terrain.
J'arrive vers 9h45. Alain et Richard sont déjà sur place, ils montent CZ le planeur d'Alain. Nous avons un peu de misère avec le planeur d'Alain mais finalement tout rentre comme il faut ;)
La mise en place des machines s'effectuent tranquillement, nous ne sommes pas nombreux 4-5 et tout le monde s'entraide. Je profite d'un moment de calme pour aller programmer le Colibri sur le PC du club. J'ai plusieurs épreuves pour faire mon 50km FAI. Pour aujourd'hui je choisis un Sanair-Drummondville. Après plusieurs essais infructueux, le Colibri est fin prêt. L'épreuve sera CSS4 - Sanair - Drummondville AP - CSS4. Jean qui est OO (Observateur Officiel) vérifie le circuit et tout est en ordre. J'installe une batterie supplémentaire pour mon PDA, j'en profiterai pour tester mon bricolage.
Nous mettons les planeurs en piste vers 12h00. Voici les pilotes chanceux qui sont au terrain (et qui vont voler) :

Je décolle à 12h46. RAS au décollage, je largue à 2800, je passe la ligne de départ à 2500 pieds et je me dirige vers Sanair. Je ne trouve rien qui vaille et je suis déjà bas. Je suis limite local du terrain et ce, après seulement 20 minutes de vol. Juste après m'être décidé à faire demi-tour, je trouve un thermique qui me remonte à 3000 pieds. Je peux alors continuer en direction de Sanair. En chemin, je me refais une santé jusqu'à 4000 pieds. Je vire Sanair et prends la direction du prochain nuage. Je ne trouve rien. Je prends le cap de Drummondville en essayant d'aller sous les nuages, toujours rien. Je descends inexorablement :(
Je maintenant tout juste du terrain alors je décide de faire demi-tour, je n'ai absolument rien trouvé. Je ne me fais pas à l'idée de me poser alors que j'entends à la radio Alain et Richard qui s'annoncent à plus de 5000 pieds vers Sutton! Finalement l'altitude aura raison de ma décision et je vais me poser !!!
Quel échec pour cette première tentative de 50km. Je me pose un peu (beaucoup) frustré, tellement que j'en oublie les conseils de Gabriel qui m'avait dit de ne pas me poser avec la poignée de spoilers complètement en butée arrière :( Par contre, je fais un beau "2 points".
Ce vol écourté me ramène aussi sur terre (au sens figuré). J'étais parti la fleur au fusil, prenant quasiment pour acquis les 50km. Cela m'a montré que j'avais encore pas mal de progrès à faire : comme mieux analyser la situation météo avant de foncer tête baissée!
Bref, une bonne petite claque qui remet les idées en place. Mais je ne m'avoue pas encore vaincu. Je préviens le remorqueur que je vais repartir...
A suivre ;)
Fichier vol 119 : IGC, OLC.
J'arrive vers 9h45. Alain et Richard sont déjà sur place, ils montent CZ le planeur d'Alain. Nous avons un peu de misère avec le planeur d'Alain mais finalement tout rentre comme il faut ;)
La mise en place des machines s'effectuent tranquillement, nous ne sommes pas nombreux 4-5 et tout le monde s'entraide. Je profite d'un moment de calme pour aller programmer le Colibri sur le PC du club. J'ai plusieurs épreuves pour faire mon 50km FAI. Pour aujourd'hui je choisis un Sanair-Drummondville. Après plusieurs essais infructueux, le Colibri est fin prêt. L'épreuve sera CSS4 - Sanair - Drummondville AP - CSS4. Jean qui est OO (Observateur Officiel) vérifie le circuit et tout est en ordre. J'installe une batterie supplémentaire pour mon PDA, j'en profiterai pour tester mon bricolage.
Nous mettons les planeurs en piste vers 12h00. Voici les pilotes chanceux qui sont au terrain (et qui vont voler) :
- Alain : CZ Glasflügel 304CZ/17,4m;
- Richard : KM Pik20B;
- Jean L. : BM Pik20B;
- Guy C. : Taurus;
- et moi: JG Jantar Std.

Je décolle à 12h46. RAS au décollage, je largue à 2800, je passe la ligne de départ à 2500 pieds et je me dirige vers Sanair. Je ne trouve rien qui vaille et je suis déjà bas. Je suis limite local du terrain et ce, après seulement 20 minutes de vol. Juste après m'être décidé à faire demi-tour, je trouve un thermique qui me remonte à 3000 pieds. Je peux alors continuer en direction de Sanair. En chemin, je me refais une santé jusqu'à 4000 pieds. Je vire Sanair et prends la direction du prochain nuage. Je ne trouve rien. Je prends le cap de Drummondville en essayant d'aller sous les nuages, toujours rien. Je descends inexorablement :(
Je maintenant tout juste du terrain alors je décide de faire demi-tour, je n'ai absolument rien trouvé. Je ne me fais pas à l'idée de me poser alors que j'entends à la radio Alain et Richard qui s'annoncent à plus de 5000 pieds vers Sutton! Finalement l'altitude aura raison de ma décision et je vais me poser !!!
Quel échec pour cette première tentative de 50km. Je me pose un peu (beaucoup) frustré, tellement que j'en oublie les conseils de Gabriel qui m'avait dit de ne pas me poser avec la poignée de spoilers complètement en butée arrière :( Par contre, je fais un beau "2 points".
Ce vol écourté me ramène aussi sur terre (au sens figuré). J'étais parti la fleur au fusil, prenant quasiment pour acquis les 50km. Cela m'a montré que j'avais encore pas mal de progrès à faire : comme mieux analyser la situation météo avant de foncer tête baissée!
Bref, une bonne petite claque qui remet les idées en place. Mais je ne m'avoue pas encore vaincu. Je préviens le remorqueur que je vais repartir...
A suivre ;)
Fichier vol 119 : IGC, OLC.
dimanche 5 juillet 2009
Vol #118: Ça en prend des grosses!
Sous ce titre sarcastique, ce trouve une vérité que j'ai pu tester lors de ce vol ;)
Comme je l'avais précédemment mentionné, j'ai maintenant l'autorisation de partir faire des vols campagne/voyage. Après mon cours sur le Grob, je constate que le Jantar n'est toujours pas monté. Laurent n'est pas là, il fait un vol de familiarisation. Je continue donc de préparer le Pilatus. Avec l'aide de Pierre-Alexandre, je le descends et le nettoie, histoire de gagner quelques points de finesse supplémentaires :P
Au moment de me mettre en piste, je croise Laurent. Je lui demande s'il prend toujours le Jantar et sa réponse est négative. Je change donc d'idée et me décide donc de prendre le Jantar plutôt que le Pilatus. Le montage se fait avec l'aide de Laurent et de PA. J'ai encore quelques problèmes d'organisation mais cela avance quand même bien. Ce matin j'ai aussi testé mon montage pour alimenter mon PDA via la batterie du planeur. Le seul problème est que j'ai laissé le PDA chez moi :( Heureusement, j'ai ma bonne carte.
Je mets le planeur en piste vers 13:45, une fois la ruée des plastiques passée. Pour ce vol, j'ai pris le parachute et comble du bonheur, je suis super bien installé avec dans le Jantar! J'ai aussi pris le Colibri du club pour pouvoir logger mon vol.
Me voilà bien installé dans UJG. Le remorqueur arrive, câble attaché, trafic, tout est ok. Le câble est tendu et le remorqueur met les gaz. Au même moment, j'entends des cris provenant de la "boite de vol" avec des personnes qui ont les bras en l'air. Ni une, ni deux, je largue. Le remorqueur décolle seul devant moi. On me recule et je vois le Pégase me passer au dessus de la tête pour se poser! Je n'ai entendu aucune annonce radio et lors de mes vérifications pour le trafic, je n'ai rien vu. Idem pour mon coureur d'aile, qui me confirme n'avoir jamais vu le planeur.
Le soir, sur le trajet de retour je discute de l'incident avec Gabriel. Pas facile de savoir quelle décision était la bonne. En effet, nous aurions eu le temps de décoller mais est-ce que cela n'aurait pas déranger le Pégase? Pour ma part, si c'était à refaire, je larguerai de nouveau. Et si cela avait été ma roue de queue que j'avais oublié ou tout autre chose qui aurait pu nuire au pilotage du planeur. Par contre, si le remorqueur n'avait pas décollé, il aurait fait un parfait obstacle pour le Pégase en finale. Et si dans la confusion le remorqueur avait fait demi-tour, augmentant par là-même la difficulté de prise de décision pour le Pégase en finale...? Bref, cela fait vraiment réfléchir!
De retour au vol en Jantar. Le remorqueur revient et me voilà prêt à décoller à nouveau. Tout se passe bien, le décollage est bon, je suis doux sur les contrôles lors du remorquage et j'essaie de minimiser les actions pour avoir un vol le plus fluide possible. Le remorqueur m'emmène en direction d'une rue de nuage. Je largue à 3000 pieds et me dirige sous les nuages. Je n'y trouve malheureusement rien de bien convaincant. Je me dirige alors vers St Hyacinthe. Merci au Jantar de ne pas couler comme une enclume en transition ;) Je trouve alors de quoi me remonter de 2400 à 4700 pieds. J'étais tout juste local en finesse 25 avant de trouver la pompe salvatrice. Les nuages m'invitent à les suivre en direction ouest, je ne résiste pas et j'y vais. A chaque 2 minutes, je consulte anxieusement ma carte pour savoir si je suis toujours local. Comme de fait, il arrive un moment où je ne suis plus local du terrain. Mais j'ai quand même l'option de me poser à Ste Hyacinthe. Je suis alors vraiment content d'avoir inscrit les fréquences radio sur ma carte ;)
Pas fou, je ne vais quand même pas prendre trop de risque aujourd'hui :P En plus j'ai l'excuse de ne pas avoir discuter du problème de remorquage auto en cas de vache avec Gabriel et comme je suis venu avec sa voiture... Oui, je sais, toutes les excuses sont bonnes!
En direction de CSS4, je ne trouve rien qui vaille mais je profite au maximum du vent dans le dos et des petits courants ascendants qui me permettent de ne pas trop perdre d'altitude.
En arrivant vertical du rond de course, je rejoins 4 autres planeurs qui sont dans un thermique, et hop, je me refais une santé de 2500 à 4000 pieds. Je décide de continuer vers l'est pour étendre au maximum ma branche. Je fais demi-tour à St Valérien de Milton après avoir vu un PIK s'en retourner vers le terrain : genre je n'ai rien trouvé ;) J'arrive à proximité du terrain vers 1400 pieds, je suis repassé exactement dans la même zone non profitable qu'à l'aller... L'expérience, je vous dis! Et oui ce n'est pas malin de prendre le même cheminement si dans un sens cela n'a rien donné :)
Je suis prêt à terminer mon vol, lorsque je vois le PIK dans un thermique, je me dirige vers lui et hop, un petit bond de 1400 à 4000 pieds :) Merci Richard pour le coup de pouce. Ça va mieux, je contacte PA par radio pour savoir où il se trouve. Il est un peu plus haut que moi. Je lui annonce que je me dirige vers la carrière. Finalement, je n'y trouve rien, je continue vers Ste Hyacinthe où je trouve le meilleur thermique de ma journée, point haut à 5100 pieds. Vers 4000 pieds j'aperçois le Taurus de Guy quelques centaines de pieds plus bas.
Je me dirige alors vers l'ouest où quelques nuages me font signe. Je pousse de plus en plus loin sans rien trouver sous les nuages. Je sais que je ne suis plus local en finesse 20 du terrain et je commence à transpirer un peu plus. Pourtant, j'ai toujours la sécurité de Ste Hyacinthe pour me poser. Alors que je me décide à faire demi-tour, je trouve une pompinette qui me remonte de 3300 à 4200 pieds. Je pousse alors un peu plus vers l'ouest en espérant finalement trouver quelque chose de valable. Malheureusement, rien de concluant. Je fais donc demi-tour et me dirige vers le terrain.
J'ai entendu Alain qui était au dessus de la carrière il y a quelques instants avec un bon thermique. Plein gaz la carrière, en espérant qu'il reste un petit quelque chose. Je ne suis plus local du terrain mais je parviens à ne pas perdre trop d'altitude en transitant dans du 0. J'arrive au dessus de la carrière à 2700 pieds, je sais que je suis alors de nouveau local du terrain. Je ne trouve rien à la carrière, je me dirige vers un nuage prometteur ... qui ne donne rien, un autre rien et un dernier toujours rien. Je suis maintenant à 1700 pieds, mais proche du terrain, je me dirige vers l'entrée du circuit. Un dernier petit tour dans une bulle qui ne donne rien. Je vois alors le LS4 en vent arrière, et j'entends aussitôt son annonce radio. Je me place derrière lui en laissant un bon espace sécuritaire. Je fais mon annonce radio, mes checks. Il y a déjà deux planeurs sur la zone de dégagements. Le LS4 ne semble pas changer son point de visé, il risque fortement de ne pas pouvoir dégager en toute sécurité. Je vais donc un appel radio pour lui demander de bien dégager la piste. Bof, c'est sans effet, je suis en finale avec un planeur sur la piste.
- Situation : je suis en finale avec un planeur sur la piste;
- Option : se poser sur la piste de dégagement;
- Action : léger virage à gauche pour m'aligner sur la piste de dégagement;
- Réévaluation : piste de dégagement libre, je continue mon atterrissage.
Tout cela se passe évidement trop vite pour pouvoir avoir tout ce cheminent déductif, c'est là que la formation prend toute sa valeur!
Je me dépêche de me détacher pour mettre le planeur le plus possible hors conflit. Une fois cela fait, je souffle enfin. Finalement mon atterrissage était bien :P Je pense avoir fait un beau deux points! Cool, c'est une première pour moi en Jantar.
Nicholas viendra me voir suite à l'atterrissage, il me dit que j'ai bien fait mais que j'aurais aussi pu me poser sur la piste normale et dégager ensuite sur la gauche. Je lui dis qu'avoir le LS4 directement droit devant moi m'aurait causé trop de stress (encore l'expérience qui rentre!).
En résumé, je suis vraiment content de mon vol, un peu déçu de m'être fait mettre à terre en fin de vol, mais ce n'est pas grave. Pour ma première expérience "hors-local" (enfin presque), je suis satisfait. Et lors de mon prochain vol, j'espère en avoir de plus grosses, pour aller un peu plus loin :D
Voici quelques photos souvenirs de ce vol.


Comme je l'avais précédemment mentionné, j'ai maintenant l'autorisation de partir faire des vols campagne/voyage. Après mon cours sur le Grob, je constate que le Jantar n'est toujours pas monté. Laurent n'est pas là, il fait un vol de familiarisation. Je continue donc de préparer le Pilatus. Avec l'aide de Pierre-Alexandre, je le descends et le nettoie, histoire de gagner quelques points de finesse supplémentaires :P
Au moment de me mettre en piste, je croise Laurent. Je lui demande s'il prend toujours le Jantar et sa réponse est négative. Je change donc d'idée et me décide donc de prendre le Jantar plutôt que le Pilatus. Le montage se fait avec l'aide de Laurent et de PA. J'ai encore quelques problèmes d'organisation mais cela avance quand même bien. Ce matin j'ai aussi testé mon montage pour alimenter mon PDA via la batterie du planeur. Le seul problème est que j'ai laissé le PDA chez moi :( Heureusement, j'ai ma bonne carte.
Je mets le planeur en piste vers 13:45, une fois la ruée des plastiques passée. Pour ce vol, j'ai pris le parachute et comble du bonheur, je suis super bien installé avec dans le Jantar! J'ai aussi pris le Colibri du club pour pouvoir logger mon vol.
Me voilà bien installé dans UJG. Le remorqueur arrive, câble attaché, trafic, tout est ok. Le câble est tendu et le remorqueur met les gaz. Au même moment, j'entends des cris provenant de la "boite de vol" avec des personnes qui ont les bras en l'air. Ni une, ni deux, je largue. Le remorqueur décolle seul devant moi. On me recule et je vois le Pégase me passer au dessus de la tête pour se poser! Je n'ai entendu aucune annonce radio et lors de mes vérifications pour le trafic, je n'ai rien vu. Idem pour mon coureur d'aile, qui me confirme n'avoir jamais vu le planeur.
Le soir, sur le trajet de retour je discute de l'incident avec Gabriel. Pas facile de savoir quelle décision était la bonne. En effet, nous aurions eu le temps de décoller mais est-ce que cela n'aurait pas déranger le Pégase? Pour ma part, si c'était à refaire, je larguerai de nouveau. Et si cela avait été ma roue de queue que j'avais oublié ou tout autre chose qui aurait pu nuire au pilotage du planeur. Par contre, si le remorqueur n'avait pas décollé, il aurait fait un parfait obstacle pour le Pégase en finale. Et si dans la confusion le remorqueur avait fait demi-tour, augmentant par là-même la difficulté de prise de décision pour le Pégase en finale...? Bref, cela fait vraiment réfléchir!
De retour au vol en Jantar. Le remorqueur revient et me voilà prêt à décoller à nouveau. Tout se passe bien, le décollage est bon, je suis doux sur les contrôles lors du remorquage et j'essaie de minimiser les actions pour avoir un vol le plus fluide possible. Le remorqueur m'emmène en direction d'une rue de nuage. Je largue à 3000 pieds et me dirige sous les nuages. Je n'y trouve malheureusement rien de bien convaincant. Je me dirige alors vers St Hyacinthe. Merci au Jantar de ne pas couler comme une enclume en transition ;) Je trouve alors de quoi me remonter de 2400 à 4700 pieds. J'étais tout juste local en finesse 25 avant de trouver la pompe salvatrice. Les nuages m'invitent à les suivre en direction ouest, je ne résiste pas et j'y vais. A chaque 2 minutes, je consulte anxieusement ma carte pour savoir si je suis toujours local. Comme de fait, il arrive un moment où je ne suis plus local du terrain. Mais j'ai quand même l'option de me poser à Ste Hyacinthe. Je suis alors vraiment content d'avoir inscrit les fréquences radio sur ma carte ;)
Pas fou, je ne vais quand même pas prendre trop de risque aujourd'hui :P En plus j'ai l'excuse de ne pas avoir discuter du problème de remorquage auto en cas de vache avec Gabriel et comme je suis venu avec sa voiture... Oui, je sais, toutes les excuses sont bonnes!
En direction de CSS4, je ne trouve rien qui vaille mais je profite au maximum du vent dans le dos et des petits courants ascendants qui me permettent de ne pas trop perdre d'altitude.
En arrivant vertical du rond de course, je rejoins 4 autres planeurs qui sont dans un thermique, et hop, je me refais une santé de 2500 à 4000 pieds. Je décide de continuer vers l'est pour étendre au maximum ma branche. Je fais demi-tour à St Valérien de Milton après avoir vu un PIK s'en retourner vers le terrain : genre je n'ai rien trouvé ;) J'arrive à proximité du terrain vers 1400 pieds, je suis repassé exactement dans la même zone non profitable qu'à l'aller... L'expérience, je vous dis! Et oui ce n'est pas malin de prendre le même cheminement si dans un sens cela n'a rien donné :)
Je suis prêt à terminer mon vol, lorsque je vois le PIK dans un thermique, je me dirige vers lui et hop, un petit bond de 1400 à 4000 pieds :) Merci Richard pour le coup de pouce. Ça va mieux, je contacte PA par radio pour savoir où il se trouve. Il est un peu plus haut que moi. Je lui annonce que je me dirige vers la carrière. Finalement, je n'y trouve rien, je continue vers Ste Hyacinthe où je trouve le meilleur thermique de ma journée, point haut à 5100 pieds. Vers 4000 pieds j'aperçois le Taurus de Guy quelques centaines de pieds plus bas.
Je me dirige alors vers l'ouest où quelques nuages me font signe. Je pousse de plus en plus loin sans rien trouver sous les nuages. Je sais que je ne suis plus local en finesse 20 du terrain et je commence à transpirer un peu plus. Pourtant, j'ai toujours la sécurité de Ste Hyacinthe pour me poser. Alors que je me décide à faire demi-tour, je trouve une pompinette qui me remonte de 3300 à 4200 pieds. Je pousse alors un peu plus vers l'ouest en espérant finalement trouver quelque chose de valable. Malheureusement, rien de concluant. Je fais donc demi-tour et me dirige vers le terrain.
J'ai entendu Alain qui était au dessus de la carrière il y a quelques instants avec un bon thermique. Plein gaz la carrière, en espérant qu'il reste un petit quelque chose. Je ne suis plus local du terrain mais je parviens à ne pas perdre trop d'altitude en transitant dans du 0. J'arrive au dessus de la carrière à 2700 pieds, je sais que je suis alors de nouveau local du terrain. Je ne trouve rien à la carrière, je me dirige vers un nuage prometteur ... qui ne donne rien, un autre rien et un dernier toujours rien. Je suis maintenant à 1700 pieds, mais proche du terrain, je me dirige vers l'entrée du circuit. Un dernier petit tour dans une bulle qui ne donne rien. Je vois alors le LS4 en vent arrière, et j'entends aussitôt son annonce radio. Je me place derrière lui en laissant un bon espace sécuritaire. Je fais mon annonce radio, mes checks. Il y a déjà deux planeurs sur la zone de dégagements. Le LS4 ne semble pas changer son point de visé, il risque fortement de ne pas pouvoir dégager en toute sécurité. Je vais donc un appel radio pour lui demander de bien dégager la piste. Bof, c'est sans effet, je suis en finale avec un planeur sur la piste.
- Situation : je suis en finale avec un planeur sur la piste;
- Option : se poser sur la piste de dégagement;
- Action : léger virage à gauche pour m'aligner sur la piste de dégagement;
- Réévaluation : piste de dégagement libre, je continue mon atterrissage.
Tout cela se passe évidement trop vite pour pouvoir avoir tout ce cheminent déductif, c'est là que la formation prend toute sa valeur!
Je me dépêche de me détacher pour mettre le planeur le plus possible hors conflit. Une fois cela fait, je souffle enfin. Finalement mon atterrissage était bien :P Je pense avoir fait un beau deux points! Cool, c'est une première pour moi en Jantar.
Nicholas viendra me voir suite à l'atterrissage, il me dit que j'ai bien fait mais que j'aurais aussi pu me poser sur la piste normale et dégager ensuite sur la gauche. Je lui dis qu'avoir le LS4 directement droit devant moi m'aurait causé trop de stress (encore l'expérience qui rentre!).
En résumé, je suis vraiment content de mon vol, un peu déçu de m'être fait mettre à terre en fin de vol, mais ce n'est pas grave. Pour ma première expérience "hors-local" (enfin presque), je suis satisfait. Et lors de mon prochain vol, j'espère en avoir de plus grosses, pour aller un peu plus loin :D
Voici quelques photos souvenirs de ce vol.
Dans la chute
Heureux !!!
Ce sont les seuls photos que j'ai faites, le reste du temps j'étais bien trop occupé à regarder dehors le trafic et ma carte pour savoir où j'étais :)
Finalement avec le recul, je pense que c'était une très bonne chose que je n'ai pas eu mon PDA pour ce vol, cela m'a permis de prendre un peu plus conscience des distances franchissables en transition sans avoir l'information pré-mâché du PDA. Du coup, j'ai encore beaucoup plus de mérite envers les "vrais" pilotes : ceux qui utilisaient leurs fesses comme vario et la carte pour s'orienter!
Fichier vol 118 : IGC, OLC.Ce sont les seuls photos que j'ai faites, le reste du temps j'étais bien trop occupé à regarder dehors le trafic et ma carte pour savoir où j'étais :)
Finalement avec le recul, je pense que c'était une très bonne chose que je n'ai pas eu mon PDA pour ce vol, cela m'a permis de prendre un peu plus conscience des distances franchissables en transition sans avoir l'information pré-mâché du PDA. Du coup, j'ai encore beaucoup plus de mérite envers les "vrais" pilotes : ceux qui utilisaient leurs fesses comme vario et la carte pour s'orienter!
samedi 13 juin 2009
Vol #114: On remet ca!
Je remets le Jantar sur la ligne de départ et c'est parti pour un deuxième vol! RAS au décollage, tout se passe bien, le remorquage aussi. La position de pilotage n'est vraiment pas "agréable", il va falloir que je trouve quelque chose de mieux si je veux faire des vols plus longs. Je largue aussi à 3000 pieds pour ce vol. Il est encore tôt donc les ascendances sont plutôt faibles. Je parviens malgré tout à allonger mon vol de quelques minutes. Lors du briefing, Gabriel m'avait conseillé de thermiquer autour de 50 noeuds en me précisant qu'en dessous, j'aurais du mal à conserver une vitesse constante. Comme de fait, à 50 noeuds ça va bien, mais en dessous, la vitesse joue au yoyo ;) Cette fois-ci le vol durera une quarantaine de minutes.
La différence de performance se ressent aussi en fin de vol, lors du vent arrière. Comme d'habitude, cette séquence de vol se trouve dans une zone d'ascendance mais comme en plus le planeur ne descend pas, c'est d'autant plus flagrant. D'ailleurs, lors de ce vol, je me fais prendre. Je commence mon virage pour la base un peu trop tôt, je me réaligne donc un peu sur le vent arrière. Pour cet atterrissage, je touche encore la roue de queue en premier, il va falloir que je corrige ce défaut! La position est vraiment différente (plus allongé), mais il faut que mon cerveau se décide à travailler un peu plus ;)
Fichier vol 114 : IGC, OLC.
La différence de performance se ressent aussi en fin de vol, lors du vent arrière. Comme d'habitude, cette séquence de vol se trouve dans une zone d'ascendance mais comme en plus le planeur ne descend pas, c'est d'autant plus flagrant. D'ailleurs, lors de ce vol, je me fais prendre. Je commence mon virage pour la base un peu trop tôt, je me réaligne donc un peu sur le vent arrière. Pour cet atterrissage, je touche encore la roue de queue en premier, il va falloir que je corrige ce défaut! La position est vraiment différente (plus allongé), mais il faut que mon cerveau se décide à travailler un peu plus ;)
Fichier vol 114 : IGC, OLC.
Vol #113 : Le plastique c'est fantastique!
Petite référence a une chanson des années 1990 pour commencer cet article ;)
Aujourd'hui, je fais du co-voiturage avec Gabriel. J'ai prévu de me faire checker place arrière sur le L13, ce qui me permettra de faire des vols passagers. La météo ne s'annonce pas extraordinaire, mais parfaite pour l'écolage. Sur le trajet, je fais aussi part de mon envie d'essayer le Jantar à Gabriel...
Note : Je n'ai en rien forcé mon destin, Gabriel m'ayant déjà fait part de son point de vue sur le sujet ;)
Finalement, Gabriel me fera un premier briefing pendant le trajet.
Une fois arrivé au terrain, j'aide à mettre les biplaces en piste. Il y a pas mal de vols de familiarisation de prévus, et aussi de l'instruction.
Ensuite, j'ouvre la remorque du Jantar et commence à le préparer. Il faut savoir que c'est un planeur qui est rangé dans sa remorque après chaque vol. Eric est là, et il m'aide/supervise pour le montage. Cela est bien apprécie car même si j'ai regardé Laurent la semaine passée, je préfère avoir quelqu'un d'habitué pour confirmer toutes les opérations. J'apprends aussi lors de ce montage que je dois avoir mon propre ruban pour "sceller" le planeur.
Lors de mon inspection, je remarque que les palettes pour les spoilers de l'extrados ne sont pas bien grosses : étranges car Gabriel m'a dit qu'ils étaient efficaces! Je passe alors aux vérifications sous l'aile et là : une deuxième palette d'aérofreins :) Ha oui, c'est sur que cela doit mieux aider!
Le planeur est monté, j'aide les autres privés à monter leur machine. Un peu avant midi, je mets le planeur en piste et je m'aligne pour décoller.
Le décollage se passe bien, pas de surprise, le remorquage est aussi bon. Je monte au-dessus de la couche, pour profiter au maximum de ce premier vol. Je largue à 3000, le plafond est à 2700. Et là, c'est la claque. Le planeur réagit très bien aux contrôles et surtout, il ne chute pas! C'est incroyable! Tout le monde m'avait prévenu mais c'est difficile à comprendre tant que l'on ne l'a pas vécu! Je me laisse donc descendre tranquillement, je teste les aérofreins qui fonctionnent bien!
Je me présente ensuite en vent arrière. Je m'explose le pouce en sortant le train d'atterrissage : "ça pisse le sang" mais il faut se concentrer sur l'atterrissage. Sérieusement, je saigne un peu, ça fait mal, mais rien de bien grave, seulement cela ajoute un peu au côté dramatique :D
Tout se passe bien, sauf que je touche avec la roue de queue juste avant la roue centrale. Je dégage et waouh! C'est M-A-G-I-Q-U-E !!! Il est vraiment très difficile d'expliquer la sensation de flottement que l'on a dans ce planeur. Ca flotte encore et encore... Une grosse envie de retournes-y ;)
Fichier vol 113 : IGC, OLC.
Aujourd'hui, je fais du co-voiturage avec Gabriel. J'ai prévu de me faire checker place arrière sur le L13, ce qui me permettra de faire des vols passagers. La météo ne s'annonce pas extraordinaire, mais parfaite pour l'écolage. Sur le trajet, je fais aussi part de mon envie d'essayer le Jantar à Gabriel...
Apprenti-pilote : "Ce sont des bonnes conditions pour essayer le Jantar !?"
Chef instructeur... Sourire en coin :)
...
CI : "Si tu as quelqu'un pour te faire un briefing, je suis ok"
AP : sourire jusqu'aux oreilles
Note : Je n'ai en rien forcé mon destin, Gabriel m'ayant déjà fait part de son point de vue sur le sujet ;)
Finalement, Gabriel me fera un premier briefing pendant le trajet.
Une fois arrivé au terrain, j'aide à mettre les biplaces en piste. Il y a pas mal de vols de familiarisation de prévus, et aussi de l'instruction.
Ensuite, j'ouvre la remorque du Jantar et commence à le préparer. Il faut savoir que c'est un planeur qui est rangé dans sa remorque après chaque vol. Eric est là, et il m'aide/supervise pour le montage. Cela est bien apprécie car même si j'ai regardé Laurent la semaine passée, je préfère avoir quelqu'un d'habitué pour confirmer toutes les opérations. J'apprends aussi lors de ce montage que je dois avoir mon propre ruban pour "sceller" le planeur.
Lors de mon inspection, je remarque que les palettes pour les spoilers de l'extrados ne sont pas bien grosses : étranges car Gabriel m'a dit qu'ils étaient efficaces! Je passe alors aux vérifications sous l'aile et là : une deuxième palette d'aérofreins :) Ha oui, c'est sur que cela doit mieux aider!
Le planeur est monté, j'aide les autres privés à monter leur machine. Un peu avant midi, je mets le planeur en piste et je m'aligne pour décoller.
Le décollage se passe bien, pas de surprise, le remorquage est aussi bon. Je monte au-dessus de la couche, pour profiter au maximum de ce premier vol. Je largue à 3000, le plafond est à 2700. Et là, c'est la claque. Le planeur réagit très bien aux contrôles et surtout, il ne chute pas! C'est incroyable! Tout le monde m'avait prévenu mais c'est difficile à comprendre tant que l'on ne l'a pas vécu! Je me laisse donc descendre tranquillement, je teste les aérofreins qui fonctionnent bien!
Je me présente ensuite en vent arrière. Je m'explose le pouce en sortant le train d'atterrissage : "ça pisse le sang" mais il faut se concentrer sur l'atterrissage. Sérieusement, je saigne un peu, ça fait mal, mais rien de bien grave, seulement cela ajoute un peu au côté dramatique :D
Tout se passe bien, sauf que je touche avec la roue de queue juste avant la roue centrale. Je dégage et waouh! C'est M-A-G-I-Q-U-E !!! Il est vraiment très difficile d'expliquer la sensation de flottement que l'on a dans ce planeur. Ca flotte encore et encore... Une grosse envie de retournes-y ;)
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