Aujourd'hui, les conditions météo s'annoncent bonnes et il y a beaucoup de monde d'inscrit au calendrier.
J'arrive au terrain de bonne heure avec Gabriel. Le ciel est couvert mais cela devrait se dégager d'ici peu. Je descends le Pilatus et je vais voir Laurent qui s'est inscrit lui aussi pour le voler. Nous sommes arrivés en même temps mais il s'était inscrit sur le calendrier avant moi, je vais donc lui demander s'il prend la machine. Il me répond que finalement il va prendre le Jantar. Sentiments partagés : super, j'ai le Pilatus pour moi et chanceux, tu vas voler une belle machine ;)
Je prépare donc le Pilatus : nettoyage, DI et je suis en piste avec GPS + carte. Un Lark part pour un vol de familiarisation et je suis prêt au retour du remorqueur. Objectif de ce vol, me re-familiariser avec le Pilatus avant de faire un plus long vol en après-midi.
Le décollage se passe bien, le Pilatus décolle juste avant que la profondeur ne soit vraiment efficace mais je ne fais pas de balloune :P
Je large vers 3000 pieds, j'ai senti une "pompinnette" au-dessus de l'anneau de course en bout de piste mais le reste du remorquage était plutôt calme. Je me décide à étirer un peu mon vol, genre 30 minutes pour tester mon centrage de pompe. Les thermiques sont vraiment étroits et faibles. Je me bats pendant plusieurs dizaines de minutes entre 1700 et 2200 pieds. Le vario du Pilatus est toujours si peu fonctionnel et il faut donc faire confiance au second instrument le plus utile pour un pilote de planeur après le fils de laine : les fesses. C'est mon grand-père qui serait content de savoir que j'ai pu rester en l'air grâce à mes fesses, lui qui ne jurait que par cela comme méthode de pilotage :)
Finalement, après une heure de vol, je parviens à monter à 3200 pieds, je me dis que si je continue à tenir comme cela, je devrais pouvoir rester longtemps car les thermiques vont bientôt se développer. Comme de fait, les plastiques sont tous prêts sur la piste et le bal est lancé.
Comme le plafond est meilleur, environ 3500 pieds, je peux envisager d'agrandir un peu ma zone de recherche de thermiques. Je commence à me diriger au nord de St Hyacinthe. Dans l'heure qui suit, je ferais deux points "bas" mais avec de la persévérance et aussi un peu de chance, je parviens à me remonter à chaque fois.
Je commence alors tranquillement à envisager de faire mes 5 heures aujourd'hui! Le problème est que je suis parti pour un vol de 20 minutes, donc pas d'eau et pas de collation :( En plus, je me sens "balloté", je pense que les batailles dans les thermiques faibles du début me rattrapent.
La météo est maintenant bien établie et il y a de beaux cumulus et aussi de très belles rues! J'essaie de les exploiter du mieux que je peux. En remontant au nord après avoir viré proche de la piste de Sanair, je prends une superbe rue : j'avance et je monte !!! Que du bonheur. Le bonheur s'arrêtera proche de St Simon. La rue de nuage continue mais mon cône de sécurité me dit que c'est fini. Je vais donc demi-tour en reprenant la même rue pour en profiter au maximum ;)
Durant le vol, j'utilise ma carte régulièrement pour être capable de me situer et aussi de savoir en un coup d'oeil si je suis toujours local du terrain.
Les 5 heures me semblent maintenant vraiment réalisables! Après 4h15, je prends la meilleure pompe de ma journée qui me monte vers 5000 pieds, avec une telle altitude et les conditions actuelles, il serait facile de rester encore au moins 1h30! Mais je commence à avoir les jambes engourdies et surtout mon variomètre personnelle (i.e mes fesses) commence à montrer des signes de faiblesses :D
Mon PDA me lâche après 4h50 de vol, je n'aperçois pas le "low battery" et il se coupe donc sans autre avertissement :( J'ai pourtant un "power pack" de connecté dessus, mais il ne semble pas assez puissant :( Cela fait maintenant un peu plus de 5 heures que j'ai décollé, je suis à 4000 pieds. Je teste les aérofreins pour m'assurer que j'ai toujours en mémoire leur effet sur le planeur et je me dirige tranquillement vers le début du vent arrière. Je m'annonce à la radio. Durant tout le vent arrière j'ai un peu trop de vitesse, et comme de fait, j'en ai encore trop en finale. Je fais une petite balloune juste avant mon arrondi mais je récupère bien le coup. Je suis content de mon atterrissage même si je me suis posé à côté de l'asphalte :P
Il ne me reste plus qu'à m'extirper du planeur et de me dégourdir les jambes. Je m'empresse de regarder si j'ai mon vol sur mon PDA et mauvaise nouvelle, je ne le trouve pas. Ensuite, en rangeant le planeur, je réalise que j'ai peut-être largué trop haut pour l'épreuve des 5 heures. Dans mes souvenirs, il faut ajouter 15 minutes de vol pour chaque tranche de 1000 pieds au-dessus de 2000 pieds. Jean me fait aussi remarqué que le temps commence au largage et non-pas au décollage... Argh, décidement! :(
Malgré ces deux infortunes, je suis bien content de mon vol. J'ai eu quelques bonnes transitions et j'ai réussi à accrocher assez bas deux fois. Je pense donc avoir fait quelques progrès avec ce vol!
Autant dire qu'avec une telle météo, il y a eu de beaux vols voyages au Québec. Alain et Gabriel, les deux ténors du club ont fait chacun 480km. Sylvain et Nicholas ont fait plus de 300km. Il y a eu deux nouveaux lâchés machine : Laurent sur Jantar et Michel sur L33. Bref, une très bonne journée, autant sur le plan personnel que pour le club!
Fichiers vol 107 : IGC, OLC.
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lundi 18 mai 2009
dimanche 31 août 2008
Vol #103: Plus c'est long, plus c'est bon!
J'arrive plus tard que d'habitude au terrain, je profite un peu de la famille le matin. Les prévisions météo sont plutôt bonnes : un plafond de 4000-5000 pieds avec de bons thermiques mais pas de nuage.
Comme j'arrive tard au terrain, je passe le dernier quant au choix du planeur. Tous les planeurs sont de sortie! Michel a descendu le Pilatus, s'il ne reste pas trop longtemps, je peux espérer faire un vol aujourd'hui. Je profite de ne pas avoir de planeur à préparer pour aider les privés à se mettre en piste. Vers midi, tous les plastiques décollent, puis je regarde envieux partir Michel.
Les annonces radio ne me laissent que peu d'espoir : il y a de bons varios. Et finalement, il y a de beaux cumulus. Michel se pose 40 minutes plus tard. Pas de chance pour lui, il n'a pas réussi à accrocher. D'ailleurs le Pilatus des Outardes a subi le même sort.
Je mets le Pilatus en place et je me prépare au décollage. Je fais un rebond au décollage :( Avec le vent de face, ca monte vite, même très vite ! Je largue à 3100, sans avoir trouvé de pompe. Je me dirige vers la carrière où il y a quelques cumulus prometteur. Je trouve de quoi me remonter et je vais virer à la piste Sanair. Je remonte ensuite vers le nord pour mon deuxième point de virage. Je suis une rue et là, c'est le bonheur : j'avance et ca ne descend pas :) Je suis contre le vent, je n'avance donc pas vite. Je change de rue (de nuages) pour me diriger plus vers l'est. A 3000 pieds, je me dirige vers St Dominique. J'accroche finalement vers 2400 pieds (point le plus bas du vol) et je remonte jusqu'à 4000 pieds avant de repartir vers le nord. L'avantage du vent, c'est que cette branche a été faite uniquement en thermiquant ;)
En remontant au nord, je reconnais St Hugues où j'étais allé avec Francis en Blanik. Je me trouve un peu trop limite pour aller virer St Hugues, mais je me le fixe comme but. Mon GPS me dit que je rentre sans problème mais mon calcul perso est plus pessimiste. Je compte une finesse de 20 et je néglige volontairement le vent. Un beau cumulus me remonte jusqu'à et je peux aller virer St Hugues. Je ne traîne pas et fais vite demi-tour direction une belle rue de nuage.
Le thermique suivant me montera à mon point le plus haut de ce vol : 5700 pieds. Je pars ensuite vers l'ouest, puis la carrière. Je prolonge mon vol en durée plus qu'en distance, je vais franchir les 3 heures en solo pour la première fois.
Soudain, alors que je suis dans une thermique, mon PDA inscrit "Low Battery"!! Ha non, je ne veux pas perdre mon vol. Je quitte la pompe, full spoiler et direction la vent arrière. Je fais un bel atterrissage, et je dégage et j'éteins aussitôt mon PDA.
Les plastiques sont de retour, je loupe la passe de Gabriel, mais pas celle d'Alain ;)
Je suis vraiment très content de mon vol, en voici quelques statistiques:
Fichiers vol 103 : IGC, OLC.
Comme j'arrive tard au terrain, je passe le dernier quant au choix du planeur. Tous les planeurs sont de sortie! Michel a descendu le Pilatus, s'il ne reste pas trop longtemps, je peux espérer faire un vol aujourd'hui. Je profite de ne pas avoir de planeur à préparer pour aider les privés à se mettre en piste. Vers midi, tous les plastiques décollent, puis je regarde envieux partir Michel.
Les annonces radio ne me laissent que peu d'espoir : il y a de bons varios. Et finalement, il y a de beaux cumulus. Michel se pose 40 minutes plus tard. Pas de chance pour lui, il n'a pas réussi à accrocher. D'ailleurs le Pilatus des Outardes a subi le même sort.
Je mets le Pilatus en place et je me prépare au décollage. Je fais un rebond au décollage :( Avec le vent de face, ca monte vite, même très vite ! Je largue à 3100, sans avoir trouvé de pompe. Je me dirige vers la carrière où il y a quelques cumulus prometteur. Je trouve de quoi me remonter et je vais virer à la piste Sanair. Je remonte ensuite vers le nord pour mon deuxième point de virage. Je suis une rue et là, c'est le bonheur : j'avance et ca ne descend pas :) Je suis contre le vent, je n'avance donc pas vite. Je change de rue (de nuages) pour me diriger plus vers l'est. A 3000 pieds, je me dirige vers St Dominique. J'accroche finalement vers 2400 pieds (point le plus bas du vol) et je remonte jusqu'à 4000 pieds avant de repartir vers le nord. L'avantage du vent, c'est que cette branche a été faite uniquement en thermiquant ;)
En remontant au nord, je reconnais St Hugues où j'étais allé avec Francis en Blanik. Je me trouve un peu trop limite pour aller virer St Hugues, mais je me le fixe comme but. Mon GPS me dit que je rentre sans problème mais mon calcul perso est plus pessimiste. Je compte une finesse de 20 et je néglige volontairement le vent. Un beau cumulus me remonte jusqu'à et je peux aller virer St Hugues. Je ne traîne pas et fais vite demi-tour direction une belle rue de nuage.
Le thermique suivant me montera à mon point le plus haut de ce vol : 5700 pieds. Je pars ensuite vers l'ouest, puis la carrière. Je prolonge mon vol en durée plus qu'en distance, je vais franchir les 3 heures en solo pour la première fois.
Soudain, alors que je suis dans une thermique, mon PDA inscrit "Low Battery"!! Ha non, je ne veux pas perdre mon vol. Je quitte la pompe, full spoiler et direction la vent arrière. Je fais un bel atterrissage, et je dégage et j'éteins aussitôt mon PDA.
Les plastiques sont de retour, je loupe la passe de Gabriel, mais pas celle d'Alain ;)
Je suis vraiment très content de mon vol, en voici quelques statistiques:
- Durée : 3:18 heures;
- Point le plus haut : 5763 pieds;
- Point le plus bas : 2368 pieds;
- Distance OLC : 120.03 km;
- Points OLC : 123.83 pts.
Fichiers vol 103 : IGC, OLC.
vendredi 1 août 2008
Vol #96: c'est court!
Deuxième vol : mauvais décollage, aucune pompe, atterrissage plus que moyen. Heureusement que la bonne humeur des gens du vendredi conclura la journée de bonne façon ;)
Vol #95: L'école du vendredi
Cette année, le club est très actif le vendredi. Comme cela fait deux semaines que je n'ai pas pu voler, je me suis arrangé pour pouvoir me libérer le vendredi après-midi.
Un problème de dernière minute au bureau me forcera à partir plus tard que prévu.
J'arrive donc au terrain vers 14h30. Carol vient de terminer le montage des radio + micro + push-to-talk sur VWL, vraiment du bon travail.
Je vais vérifier la planche de vol. Les premiers ont largués ce matin à 1500 pieds. Le plafond est maintenant vers 2500-3000 pieds. Pas une grosse journée en vue :(
Avec de l'aide, je descends le Pilatus. Une fois le DI fait, je le mets en piste. VLW décolle devant moi, je m'installe, le remorqueur se pose. Je suis prêt et le remorqueur me fait signe qu'il va se ravitailler en essence... Je prends mon mal en patience ;)
Cette fois-ci c'est pour de bon. Les checks sont faits, Benoît vient m'accrocher et c'est parti. Il y a un léger vent de travers. Je fais un bon décollage, rien de tel pour se mettre en confiance. Je largue à 2900 pieds.
Je ne trouve rien de bien encourageant. Je parviens à prolonger mon vol un petit peu. Vent arrière, base et finale et un bel atterrissage. Pour résumé, un bon p'tit vol.
Je ne sais toujours pas pourquoi toutes les pompes se trouvent en vent arrière! Une idée, Jean???
Un problème de dernière minute au bureau me forcera à partir plus tard que prévu.
J'arrive donc au terrain vers 14h30. Carol vient de terminer le montage des radio + micro + push-to-talk sur VWL, vraiment du bon travail.
Je vais vérifier la planche de vol. Les premiers ont largués ce matin à 1500 pieds. Le plafond est maintenant vers 2500-3000 pieds. Pas une grosse journée en vue :(
Avec de l'aide, je descends le Pilatus. Une fois le DI fait, je le mets en piste. VLW décolle devant moi, je m'installe, le remorqueur se pose. Je suis prêt et le remorqueur me fait signe qu'il va se ravitailler en essence... Je prends mon mal en patience ;)
Cette fois-ci c'est pour de bon. Les checks sont faits, Benoît vient m'accrocher et c'est parti. Il y a un léger vent de travers. Je fais un bon décollage, rien de tel pour se mettre en confiance. Je largue à 2900 pieds.
Je ne trouve rien de bien encourageant. Je parviens à prolonger mon vol un petit peu. Vent arrière, base et finale et un bel atterrissage. Pour résumé, un bon p'tit vol.
Je ne sais toujours pas pourquoi toutes les pompes se trouvent en vent arrière! Une idée, Jean???
samedi 12 juillet 2008
Vol #91: Un peu plus long
Je reste sur ma faim après ce premier vol :( Je me décide donc à repartir.
Je fais le plus beau décollage que je n'ai jamais réussi avec le Pilatus. Le planeur roule, décolle et je le maintiens à quelques pieds du sol jusqu'à ce que le remorquage ne décolle. Je ne peux m'empêcher de pousser un cri de joie! Ça c'est aussi l'avantage d'être tout seul dans le cockpit :D
Le reste du remorquage se passe sans problème, sauf que je trouve que le remorqueur m'emmène un peu loin vers la 20 avant de faire son premier virage.
Je largue vers 2800 pieds. Je passe une bonne partie du vol entre 1600 et 2000 pieds. Mais comme je ne veux pas me poser, je persiste à tourner dans du 0. Le vario moyen (30s) donné par mon GPS est +0.2/-0.3, donc rien de fantastique. Plusieurs fois durant mon vol je vois le Pilatus des Outardes, je le rejoins toujours plus bas et ne trouve rien, si ce n'est du 0 :(
Je ne sais pas si c'est le fait de ne pas avoir de vario compensé mais j'ai vraiment du mal à centrer les pompes :( C'est sur que je n'ai pas beaucoup d'expérience mais je trouve quand même cela bien difficile. J'essaie de "sentir" le planeur mais j'ai bien du mal!
Finalement après une quarantaine de minutes, j'arrive à une altitude qui me force à me diriger vers le vent arrière. Je me concentre bien sur ma prise de terrain et j'arrive à une bonne hauteur en finale. Je surveille ma vitesse, je redresse et ... hop, posé ;)
Je suis content de ce vol : beau décollage, vol moyen mais correct et bel atterrissage :) Comme quoi, il suffit de pas grand chose pour être heureux :D
Je fais le plus beau décollage que je n'ai jamais réussi avec le Pilatus. Le planeur roule, décolle et je le maintiens à quelques pieds du sol jusqu'à ce que le remorquage ne décolle. Je ne peux m'empêcher de pousser un cri de joie! Ça c'est aussi l'avantage d'être tout seul dans le cockpit :D
Le reste du remorquage se passe sans problème, sauf que je trouve que le remorqueur m'emmène un peu loin vers la 20 avant de faire son premier virage.
Je largue vers 2800 pieds. Je passe une bonne partie du vol entre 1600 et 2000 pieds. Mais comme je ne veux pas me poser, je persiste à tourner dans du 0. Le vario moyen (30s) donné par mon GPS est +0.2/-0.3, donc rien de fantastique. Plusieurs fois durant mon vol je vois le Pilatus des Outardes, je le rejoins toujours plus bas et ne trouve rien, si ce n'est du 0 :(
Je ne sais pas si c'est le fait de ne pas avoir de vario compensé mais j'ai vraiment du mal à centrer les pompes :( C'est sur que je n'ai pas beaucoup d'expérience mais je trouve quand même cela bien difficile. J'essaie de "sentir" le planeur mais j'ai bien du mal!
Finalement après une quarantaine de minutes, j'arrive à une altitude qui me force à me diriger vers le vent arrière. Je me concentre bien sur ma prise de terrain et j'arrive à une bonne hauteur en finale. Je surveille ma vitesse, je redresse et ... hop, posé ;)
Je suis content de ce vol : beau décollage, vol moyen mais correct et bel atterrissage :) Comme quoi, il suffit de pas grand chose pour être heureux :D
Vol #90: Le train!
Décollage en Pilatus, juste derrière W6. Le décollage se passe bien. Je largue tout proche du nuage où W6 monte. Je me dirige vers lui, fait quelques tours mais rien de bien convaincant. W6 file sous un autre nuage, je ne tente même pas de le suivre.
Je trouve qu'il y a beaucoup de bruit dans le planeur. Le Pilatus des Outardes vient thermiquer au-dessus de moi. J'ai un moment de rigolade interne "haha, il a oublié de rentrer son train". Au même moment, je regarde la commande de mon train pour constater que je suis dans la même situation. J'éclate de rire tout seul!!! Je rentre le train et soudain, le planeur est beaucoup plus silencieux! Je tente ensuite de contacter IBZ par radio pour le prévenir que son train n'est pas rentré, mais en vain.
Je passe le reste du vol à chercher désespérément un thermique. Finalement, je m'annonce en vent arrière, et comme de bien entendu, à ce moment, je sens une pompe :(
Trop tard, je continue mon approche. Je tourne un peu haut en base, je peux donc bien tester l'efficacité des spoilers du Pilatus ;)
Je trouve qu'il y a beaucoup de bruit dans le planeur. Le Pilatus des Outardes vient thermiquer au-dessus de moi. J'ai un moment de rigolade interne "haha, il a oublié de rentrer son train". Au même moment, je regarde la commande de mon train pour constater que je suis dans la même situation. J'éclate de rire tout seul!!! Je rentre le train et soudain, le planeur est beaucoup plus silencieux! Je tente ensuite de contacter IBZ par radio pour le prévenir que son train n'est pas rentré, mais en vain.
Je passe le reste du vol à chercher désespérément un thermique. Finalement, je m'annonce en vent arrière, et comme de bien entendu, à ce moment, je sens une pompe :(
Trop tard, je continue mon approche. Je tourne un peu haut en base, je peux donc bien tester l'efficacité des spoilers du Pilatus ;)
lundi 30 juin 2008
Vol #89: Un p'tit tour en Pilatus?
13h30, le vent se calme, tout du moins ses rafales. Maintenant que le Pilatus est tout propre, je l'installe en piste. Je me prépare tranquillement, il reste quand même un bon vent de travers (7-8kts à 90 degrés). Je suis prêt, le remorqueur se place en avant. Ailes droites, câble tendu et c'est parti. J'ai avancé ma position pour avoir un centre de gravité un peu plus en avant... Cela me permet de mettre le planeur en équilibre sur sa roue ce que je n'avais pas pu faire lors du dernier vol. Par contre, je me fais surprendre par le décollage et je ne corrige pas assez promptement et je retouche le sol. Il faut que j'évite les oscillations, j'y vais donc doucement en tangage. Il faut aussi penser au vent de travers... Ca y est, le remorqueur décolle, je le suis et tout est beaucoup plus calme une fois en l'air.
Durant le remorquage, je remarque que mon PDA ne loggue pas le vol. Je préfère attendre après le largage pour régler ce problème. Je monte jusqu'à 3000 pieds et je largue. Je me dirige vers un nuage qui me semble "pas si pire". J'en profite pour corriger le problème avec le PDA.
Rien de bien spécial pour le reste du vol. Je reste à l'ouest du terrain pour toujours avoir le vent dans le dos pour y retourner. Le Rico étant non fonctionnel, il ne reste que le vario "classique". Ce dernier ne fonctionne pas très bien, je tourne dans du 0 et l'altimètre grimpe! :O :)
Je me dirige vers Ste Hyacinthe, il y a un cumulus qui m'appelle. Ca descend... ça descend, je me laisse jusqu'à 2250 pieds avant de faire demi-tour. 2250, toujours rien, je fais demi-tour et hop, ça brasse un peu. Je fais quelques tours, dans du 0+, le vent me rapproche du terrain donc c'est tout bénéfice. C'est le grand bleu maintenant dans la zone que je dois traverser. Je me dirige donc vers le vent arrière. Juste avant de croiser la piste, je trouve une pompinette que j'enroule. Malheureusement, après quelques tours, le vent m'a déporté et je me retrouve du "mauvais côté". Ok, changement de plan, je suis à 1400 pieds et direction vent arrière.
Je m'applique, bons angles pour le vent arrière, avec du crabe pour contrer le vent traversier toujours présent. Les aef' sont toujours aussi efficaces ;) Je fixe ma vitesse à 53 noeuds (48 + 5). En fait vu la précision de l'anémomètre je devrais plutôt dire entre 50 et 55 :P . Comme je suis entré haut, je fais bien attention avant de tourner en base. Base et finale sont correctes. Je m'aligne avec la piste, toujours en crabe. La vitesse est bonne, le point d'aboutissement aussi et paf le gradient qui fait chuter ma vitesse. Heureusement que je l'avais prévu, j'avais une marge de hauteur supérieure. Je corrige pour reprendre ma vitesse. Léger arrondi, je penche l'aile au vent, ça flotte, un peu de spoiler, ça flotte et ça touche. Je laisse rouler un peu et je dégage aussitôt pour être certain d'avoir encore du contrôle au palonnier malgré le vent.
Et voilà, un vol de 41 minutes, rien d'exceptionnel mais les conditions n'étaient pas vraiment idéales. Je commence un peu à mieux "sentir" le planeur, surtout que sans vario, il faut vraiment se concentrer sur les moindres réactions de la machine.
Ce sera tout pour aujourd'hui. Vivement la semaine prochaine!
Fichiers vol 89 : IGC, OLC.
Durant le remorquage, je remarque que mon PDA ne loggue pas le vol. Je préfère attendre après le largage pour régler ce problème. Je monte jusqu'à 3000 pieds et je largue. Je me dirige vers un nuage qui me semble "pas si pire". J'en profite pour corriger le problème avec le PDA.
Rien de bien spécial pour le reste du vol. Je reste à l'ouest du terrain pour toujours avoir le vent dans le dos pour y retourner. Le Rico étant non fonctionnel, il ne reste que le vario "classique". Ce dernier ne fonctionne pas très bien, je tourne dans du 0 et l'altimètre grimpe! :O :)
Je me dirige vers Ste Hyacinthe, il y a un cumulus qui m'appelle. Ca descend... ça descend, je me laisse jusqu'à 2250 pieds avant de faire demi-tour. 2250, toujours rien, je fais demi-tour et hop, ça brasse un peu. Je fais quelques tours, dans du 0+, le vent me rapproche du terrain donc c'est tout bénéfice. C'est le grand bleu maintenant dans la zone que je dois traverser. Je me dirige donc vers le vent arrière. Juste avant de croiser la piste, je trouve une pompinette que j'enroule. Malheureusement, après quelques tours, le vent m'a déporté et je me retrouve du "mauvais côté". Ok, changement de plan, je suis à 1400 pieds et direction vent arrière.
Je m'applique, bons angles pour le vent arrière, avec du crabe pour contrer le vent traversier toujours présent. Les aef' sont toujours aussi efficaces ;) Je fixe ma vitesse à 53 noeuds (48 + 5). En fait vu la précision de l'anémomètre je devrais plutôt dire entre 50 et 55 :P . Comme je suis entré haut, je fais bien attention avant de tourner en base. Base et finale sont correctes. Je m'aligne avec la piste, toujours en crabe. La vitesse est bonne, le point d'aboutissement aussi et paf le gradient qui fait chuter ma vitesse. Heureusement que je l'avais prévu, j'avais une marge de hauteur supérieure. Je corrige pour reprendre ma vitesse. Léger arrondi, je penche l'aile au vent, ça flotte, un peu de spoiler, ça flotte et ça touche. Je laisse rouler un peu et je dégage aussitôt pour être certain d'avoir encore du contrôle au palonnier malgré le vent.
Et voilà, un vol de 41 minutes, rien d'exceptionnel mais les conditions n'étaient pas vraiment idéales. Je commence un peu à mieux "sentir" le planeur, surtout que sans vario, il faut vraiment se concentrer sur les moindres réactions de la machine.
Ce sera tout pour aujourd'hui. Vivement la semaine prochaine!
Fichiers vol 89 : IGC, OLC.
samedi 21 juin 2008
Vol #82: Hotel Echo Sierra
Pour ce samedi, la météo ne s'annonce pas fumante : bonne pour l'école mais guère plus. J'arrive au terrain avec Gabriel et Simon-Pierre à 9h00. Je commence à préparer HES : papiers, batterie, DI et le met en piste sur le côté, histoire d'être prêt quand mon tour viendra.
Vers 11h45, Gabriel revient d'un vol de Grob. Pendant le repas, il me briefe sur HES :
Voici la bête de course, un Pilatus B4, Hotel Echo Sierra pour les intimes :


Et mes jolies jambes en place dans le cockpit ;)

Les deux précédents monoplaces sont maintenant partis, Gabriel vient me "parler" avant le décollage, pas de rappel de consigne, plus une conversation pour me détendre ;) Décidément, ça prend toutes les compétences pour être chef instructeur (n'est-ce pas Cheffi :P ).
Le remorqueur arrive, s'aligne. Mes vérifications sont faites, je ferme la verrière, je fais signe à Gabriel qui tient l'aile et c'est parti. Le remorqueur met les gaz, le planeur roule, et décolle très rapidement comme m'avait prévenu Gabriel, et ce, même avec le manche dans le tableau de bord. Mon coude est accoté à ma jambe pour minimiser les mouvements en tangage. Le décollage se passe plutôt bien, j'ai fait deux oscillations mais je suis satisfait. Pendant le remorquage, je me fais vraiment brasser. Il faut toujours être pro-actif, la position du crochet de remorquage ne fera pas en sorte que le planeur se replacera tout seul. Donc pas le droit de flâner.
2200 pieds, je sens une pompe, je largue. Train rentré, par réflexe, je cherche les flaps :P Ma pompe s'avère être tout le contraire :( Je grattouille dans du 0. Le vario Rico ne fonctionne pas :( Le seul variomètre qui reste n'est pas compensé, donc pas vraiment adapté au vol à voile... Je profite d'un vol rectiligne pour tester les aérofreins ainsi que la sortie/entrée du train d'atterrissage, histoire de ne pas avoir de surprise avant de se poser. Je stabilise la vitesse à 50 kts et full spoilers. Outch, ça freine et pas à peu près! Le plafond est vraiment bas 2700 pieds max.
Alors que je me dirige vers le début de la vent arrière, je pense trouver un petit quelque chose. Je parviens péniblement à gagner 600 pieds, ce qui me remonte à 2200 et prolonge mon vol de quelques minutes.
Me voilà en vent arrière, il y a un bon petit vent de travers. Je crabe, fais mon annonce radio puis mes checks. Je vérifie deux fois visuellement que j'ai bien sorti le train (le bruit est aussi d'une bonne aide). Comme le planeur est plus sensible en tangage, il est aussi plus délicat de bien se caler sur une vitesse précise.
Tout se passe bien, je fais bien attention à mon virage en finale pour ne pas faire de "poire" comme lors de mes précédents vols. La finale se passe bien, j'arrive à bien gérer ma vitesse malgré les spoilers/aérofreins. Je vais une petite balounne et je me fais aussi légèrement déporter par le vent après mon arrondi, mais ce n'est pas énorme et je suis trop concentré sur le touché.
Et hop, la roue touche délicatement le sol, je laisse rouler un peu puis je dégage.
YAHOU !!! Je suis vraiment content, c'est toute une expérience que de voler son premier monoplace. Je regrette un peu de n'avoir pu tenir plus longtemps, mais ce n'est désormais que partie remise! La bonne nouvelle est que nous sommes peu à voler le Pilatus, c'est pour l'instant encore un peu comme un planeur privé avec quelques partenaires :) Plusieurs personnes me félicitent pour mon vol. Je fais aussi tour à tour un débriefing avec deux instructeurs, Carol et Pierre.
P.S-1: Mon GPS a eu quelques problèmes, je ne sais pas trop si cela est dû à la position du récepteur ou au logiciel que j'utilise... A confirmer lors des prochains vols!
P.S-2: C'est cool, pour les vols "exceptionnels", c'est Cheffi qui s'y colle pour courir l'aile. Malheureusement, je suis tellement concentré sur le décollage que je ne le vois même pas courir :)
P.S-3: Et une étape de plus de franchie dans mes objectifs 2008! Maintenant, il va falloir que je me concentre aussi sur ma qualification back-seat.
Vers 11h45, Gabriel revient d'un vol de Grob. Pendant le repas, il me briefe sur HES :
- vitesse de décrochage;
- meilleure finesse;
- comportement au décollage;
- position du crochet de remorquage et influence sur le remorquage;
- difficulté de "reprendre" une aile à terre au décollage;
- comportement des spoilers/aérofreins;
- amorce de vrille;
- bref, tout est passé dans les moindres détails.
Voici la bête de course, un Pilatus B4, Hotel Echo Sierra pour les intimes :


Et mes jolies jambes en place dans le cockpit ;)

Les deux précédents monoplaces sont maintenant partis, Gabriel vient me "parler" avant le décollage, pas de rappel de consigne, plus une conversation pour me détendre ;) Décidément, ça prend toutes les compétences pour être chef instructeur (n'est-ce pas Cheffi :P ).
Le remorqueur arrive, s'aligne. Mes vérifications sont faites, je ferme la verrière, je fais signe à Gabriel qui tient l'aile et c'est parti. Le remorqueur met les gaz, le planeur roule, et décolle très rapidement comme m'avait prévenu Gabriel, et ce, même avec le manche dans le tableau de bord. Mon coude est accoté à ma jambe pour minimiser les mouvements en tangage. Le décollage se passe plutôt bien, j'ai fait deux oscillations mais je suis satisfait. Pendant le remorquage, je me fais vraiment brasser. Il faut toujours être pro-actif, la position du crochet de remorquage ne fera pas en sorte que le planeur se replacera tout seul. Donc pas le droit de flâner.
2200 pieds, je sens une pompe, je largue. Train rentré, par réflexe, je cherche les flaps :P Ma pompe s'avère être tout le contraire :( Je grattouille dans du 0. Le vario Rico ne fonctionne pas :( Le seul variomètre qui reste n'est pas compensé, donc pas vraiment adapté au vol à voile... Je profite d'un vol rectiligne pour tester les aérofreins ainsi que la sortie/entrée du train d'atterrissage, histoire de ne pas avoir de surprise avant de se poser. Je stabilise la vitesse à 50 kts et full spoilers. Outch, ça freine et pas à peu près! Le plafond est vraiment bas 2700 pieds max.
Alors que je me dirige vers le début de la vent arrière, je pense trouver un petit quelque chose. Je parviens péniblement à gagner 600 pieds, ce qui me remonte à 2200 et prolonge mon vol de quelques minutes.
Me voilà en vent arrière, il y a un bon petit vent de travers. Je crabe, fais mon annonce radio puis mes checks. Je vérifie deux fois visuellement que j'ai bien sorti le train (le bruit est aussi d'une bonne aide). Comme le planeur est plus sensible en tangage, il est aussi plus délicat de bien se caler sur une vitesse précise.
Tout se passe bien, je fais bien attention à mon virage en finale pour ne pas faire de "poire" comme lors de mes précédents vols. La finale se passe bien, j'arrive à bien gérer ma vitesse malgré les spoilers/aérofreins. Je vais une petite balounne et je me fais aussi légèrement déporter par le vent après mon arrondi, mais ce n'est pas énorme et je suis trop concentré sur le touché.
Et hop, la roue touche délicatement le sol, je laisse rouler un peu puis je dégage.
YAHOU !!! Je suis vraiment content, c'est toute une expérience que de voler son premier monoplace. Je regrette un peu de n'avoir pu tenir plus longtemps, mais ce n'est désormais que partie remise! La bonne nouvelle est que nous sommes peu à voler le Pilatus, c'est pour l'instant encore un peu comme un planeur privé avec quelques partenaires :) Plusieurs personnes me félicitent pour mon vol. Je fais aussi tour à tour un débriefing avec deux instructeurs, Carol et Pierre.
P.S-1: Mon GPS a eu quelques problèmes, je ne sais pas trop si cela est dû à la position du récepteur ou au logiciel que j'utilise... A confirmer lors des prochains vols!
P.S-2: C'est cool, pour les vols "exceptionnels", c'est Cheffi qui s'y colle pour courir l'aile. Malheureusement, je suis tellement concentré sur le décollage que je ne le vois même pas courir :)
P.S-3: Et une étape de plus de franchie dans mes objectifs 2008! Maintenant, il va falloir que je me concentre aussi sur ma qualification back-seat.
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