vendredi 27 juin 2008

Video du vol #78 bis

Voici un petit montage rapide du vol #78 bis.

mardi 24 juin 2008

Vol #85: Back-seat #3

Troisième et dernier vol de la journée avec Pierre. Le décollage est moyen, le remorquage ok. Pierre n'arrête pas de bouger la tête dans tous les sens, ce qui ne me facilite pas vraiment la tâche ;)
Pendant tout le remorquage, il me demande s'il peut toucher la poignée jaune... Je finis par lui demander s'il a payé les 20$ supplémentaires pour ce privilège :P
Je largue vers 2000 pieds et me promène un petit peu. Je commence à me diriger vers le terrain, il place discrètement sa main sur son genou, directement dans l'axe de vision de l'altimètre! Comme je n'ai pas d'altimètre en place arrière, je fais au nez. Finalement, au moment où j'allais lui demander de déplacer sa main, je visualise l'altitude 1400 pieds. Je coupe donc ma trajectoire pour rattraper le vent arrière. Base et finale sont correctes par contre l'atterrissage est mauvais, 2 rebonds :(

Vol #84: Back-seat #2

C'est reparti pour un deuxième vol. Cette fois-ci, largage à 3000 pieds et manoeuvres (vrille, spirale, décrochage). Vérifications FASCOTT et Nicholas me demande de faire une amorce de vrille ??? Je lui réponds que je ne sais pas faire, alors c'est parti pour une vrille complète :P
Je sors alors que la vrille n'est pas entièrement engagée. Idem pour la spirale. J'ai un petit défaut, je ne mets pas les ailes bien à l'horizontal : à surveiller. RAS pour le décrochage. Quelques virages serrés et direction le vent arrière.
Cette fois-ci, tout se passe mieux, je sors un peu trop les spoilers en finale, mais je corrige bien. L'arrondi est mieux mais pas encore idéal.

Vol #83: Back seat #1

Mardi 24 juin, c'est la St Jean au Québec, donc ... pas de travail et donc ... du planeur ! :)
Voici les objectifs de la journée :
  • regarder pourquoi le vario Rico ne fonctionne pas dans le Pilatus;
  • faire un vol de Pilatus si la météo est "correcte" (ie, tenir plus de 30 minutes);
  • faire au moins un vol back-seat.

Je commence donc par descendre le Pilatus et démonter le vario. Le premier problème est facilement résolu : la prise d'alimentation est débranchée. Je la remet en place, le vario réagit mais reste bloqué à -2. Je cherche le manuel dans tous les documents du club sans succès. Comme la météo n'est pas géniale, je remonte le Pilatus et inscrit mon nom pour de l'instruction back-seat.

C'est Nicholas qui s'y colle. Il me fait un briefing sur les différences entre place avant/arrière et nous voilà prêts à décoller. La position est vraiment différente. Je fais un petit écart sur la gauche au décollage. Le remorquage n'est pas si évident, il faut continuellement s'ajuster en prenant en compte l'orientation visuelle.
Rien de spécial pour le reste du vol. J'effectue quelques virages pour m'habituer. Je me dirige en vent arrière. Je m'aligne par rapport à la piste, je vais mes checks. Je trouve que je suis un peu trop haut, je sors les spoilers. Nicholas les rentre aussitôt en me disant qu'en vent arrière, il y a d'autres solutions que les spoilers pour corriger sa position. Le virage en base est difficile car on n'y voit quasiment rien en arrière. La finale se passe bien, j'arrondis trop tôt : pas facile de bien apprécier dès le débuts les angles.

samedi 21 juin 2008

Vol #82: Hotel Echo Sierra

Pour ce samedi, la météo ne s'annonce pas fumante : bonne pour l'école mais guère plus. J'arrive au terrain avec Gabriel et Simon-Pierre à 9h00. Je commence à préparer HES : papiers, batterie, DI et le met en piste sur le côté, histoire d'être prêt quand mon tour viendra.
Vers 11h45, Gabriel revient d'un vol de Grob. Pendant le repas, il me briefe sur HES :
  • vitesse de décrochage;
  • meilleure finesse;
  • comportement au décollage;
  • position du crochet de remorquage et influence sur le remorquage;
  • difficulté de "reprendre" une aile à terre au décollage;
  • comportement des spoilers/aérofreins;
  • amorce de vrille;
  • bref, tout est passé dans les moindres détails.
12h30, je mets HES en piste derrière le Diamant et le Libelle. Je me prépare psychologiquement pour mon premier vol en monoplace !!!
Voici la bête de course, un Pilatus B4, Hotel Echo Sierra pour les intimes :




Et mes jolies jambes en place dans le cockpit ;)



Les deux précédents monoplaces sont maintenant partis, Gabriel vient me "parler" avant le décollage, pas de rappel de consigne, plus une conversation pour me détendre ;) Décidément, ça prend toutes les compétences pour être chef instructeur (n'est-ce pas Cheffi :P ).
Le remorqueur arrive, s'aligne. Mes vérifications sont faites, je ferme la verrière, je fais signe à Gabriel qui tient l'aile et c'est parti. Le remorqueur met les gaz, le planeur roule, et décolle très rapidement comme m'avait prévenu Gabriel, et ce, même avec le manche dans le tableau de bord. Mon coude est accoté à ma jambe pour minimiser les mouvements en tangage. Le décollage se passe plutôt bien, j'ai fait deux oscillations mais je suis satisfait. Pendant le remorquage, je me fais vraiment brasser. Il faut toujours être pro-actif, la position du crochet de remorquage ne fera pas en sorte que le planeur se replacera tout seul. Donc pas le droit de flâner.
2200 pieds, je sens une pompe, je largue. Train rentré, par réflexe, je cherche les flaps :P Ma pompe s'avère être tout le contraire :( Je grattouille dans du 0. Le vario Rico ne fonctionne pas :( Le seul variomètre qui reste n'est pas compensé, donc pas vraiment adapté au vol à voile... Je profite d'un vol rectiligne pour tester les aérofreins ainsi que la sortie/entrée du train d'atterrissage, histoire de ne pas avoir de surprise avant de se poser. Je stabilise la vitesse à 50 kts et full spoilers. Outch, ça freine et pas à peu près! Le plafond est vraiment bas 2700 pieds max.
Alors que je me dirige vers le début de la vent arrière, je pense trouver un petit quelque chose. Je parviens péniblement à gagner 600 pieds, ce qui me remonte à 2200 et prolonge mon vol de quelques minutes.
Me voilà en vent arrière, il y a un bon petit vent de travers. Je crabe, fais mon annonce radio puis mes checks. Je vérifie deux fois visuellement que j'ai bien sorti le train (le bruit est aussi d'une bonne aide). Comme le planeur est plus sensible en tangage, il est aussi plus délicat de bien se caler sur une vitesse précise.
Tout se passe bien, je fais bien attention à mon virage en finale pour ne pas faire de "poire" comme lors de mes précédents vols. La finale se passe bien, j'arrive à bien gérer ma vitesse malgré les spoilers/aérofreins. Je vais une petite balounne et je me fais aussi légèrement déporter par le vent après mon arrondi, mais ce n'est pas énorme et je suis trop concentré sur le touché.
Et hop, la roue touche délicatement le sol, je laisse rouler un peu puis je dégage.
YAHOU !!! Je suis vraiment content, c'est toute une expérience que de voler son premier monoplace. Je regrette un peu de n'avoir pu tenir plus longtemps, mais ce n'est désormais que partie remise! La bonne nouvelle est que nous sommes peu à voler le Pilatus, c'est pour l'instant encore un peu comme un planeur privé avec quelques partenaires :) Plusieurs personnes me félicitent pour mon vol. Je fais aussi tour à tour un débriefing avec deux instructeurs, Carol et Pierre.
P.S-1: Mon GPS a eu quelques problèmes, je ne sais pas trop si cela est dû à la position du récepteur ou au logiciel que j'utilise... A confirmer lors des prochains vols!
P.S-2: C'est cool, pour les vols "exceptionnels", c'est Cheffi qui s'y colle pour courir l'aile. Malheureusement, je suis tellement concentré sur le décollage que je ne le vois même pas courir :)
P.S-3: Et une étape de plus de franchie dans mes objectifs 2008! Maintenant, il va falloir que je me concentre aussi sur ma qualification back-seat.

dimanche 15 juin 2008

Vol #81: Le calme plat

Les deux derniers vols étaient avec du vent à décorner les boeufs. Ce dimanche, c'est le calme plat. Je me décide à faire un tour de Lark, j'ai besoin de me "remonter le moral" après les deux derniers vols ;)
Je m'installe à bord de VWL, Daniel est le remorqueur. Je fais signe pour tendre le câble, et je suis prêt pour le décollage. Le planeur roule, je le place en "équilibre" sur la roue centrale, il roule, il roule, et hop je décolle. Le remorqueur n'a toujours pas décollé, je reste à quelques pieds du sol en attendant tranquillement son envolé. Le voilà qui décolle, je le suis dans sa montée. Je ne peux m'empêcher de pousser un cris de joie dans le planeur. C'est mon plus beau décollage à vie. Oups, on se calme et on se concentre sur le remorquage. Rien à dire sur le remorquage, j'ai toujours cette petite tendance à être passif, il faut que j'y fasse attention.
Je largue à 2600 pieds dans ce que je crois être une "pompinette", pour ne trouver que du négatif. Je pars un peu plus loin, je trouve du +0 ;) Je reste quelques tours dedans avant de le quitter. 1700 pieds, je suis proche de la piste, je me dirige en vent arrière. Tout se passe bien, sauf encore le dernier virage base/finale. Je le fais trop tard :( J'essaie de vite oublier cette erreur et je me concentre sur ma finale. J'arrondis en douceur, je refuse le sol, je refuse, je refuse, et la roue "crisse" sur l'asphalte. Je laisse rouler, et je dégage la piste. Second cris de joie dans le planeur.
Point de vue thermique, ce vol n'était vraiment pas l'idéal (17 minutes) par contre, je suis vraiment satisfait de mon décollage et mon atterrissage. Ce n'est pas parfait, mais ce sont de loin les meilleurs que j'ai fait à date!
Pas d'autre vol pour la journée. La semaine prochaine, je devrais pouvoir profiter d'un week-end à rallonge, alors peut-être deux jours de vol en perspective. Il ne reste plus qu'à espérer que la météo sera de la partie!

samedi 7 juin 2008

Vol #80: Vent de travers

Ce samedi, un objectif : finir de préparer le Pilatus, et faire un vol de Lark. La journée s'annonce très venteuse. C'est à double tranchant : je suis déçu de ne pouvoir voler tout seul, mais cela va aussi me permettre de lutter contre ma bête noire!
Commençons par le Pilatus.
La première étape consiste à remonter le compas, facile.
Ensuite, je demande de l'aide pour positionner les ailes prêtes à être montées. A partir de ce moment, j'ai besoin de quelqu'un qui a déjà monté le Pilatus. Christian veut bien m'aider, et plusieurs autres se joindront à nous par la suite. On commence par tout bien graisser :P Aile gauche, puis aile droite, et enfin la profondeur. Tout se passe relativement facilement. Avant de refermer le tout, il faut impérativement qu'une autre personne, qui n'a pas participé au montage, vérifie toutes les connexions. C'est Simon-Pierre qui est désigné pour cette tâche. Je le laisse faire les vérifications puis je remonte le "dos" et la verrière. Et voilà, la bête de course est prête.

En fin de journée, je pars faire un vol avec Alain. Le vent est de 15 noeuds, perpendiculaire à la piste avec des rafales à 25!!! Ca c'est selon Gabriel... Pour moi c'est plus du 24020G35KT :P
Le décollage est très sportif, plein palonnier et le planeur tend à partir en "girouette". Dès que nous prenons un peu d'altitude, cela se calme mais reste encore turbulent.
Je largue à 2500 pieds, s'en suit toute une leçon de la part d'Alain sur comment prendre une pompe. C'est là que je m'aperçois que c'est un sacré pilote. En moins d'un demi-tour, il me remet dans la pompe que j'ai du mal à centrer.
Direction la vent arrière, là aussi, c'est tout un défi. Le crabe est vraiment impressionnant, j'ai trop d'altitude, full spoiler et prise de vitesse, je fais bien attention à ne pas virer trop tard en base, vu la force du vent. Je sais que je vais me prendre un gros gradient en finale, je conserve donc une bonne hauteur et une bonne vitesse (60 noeuds). Et comme de fait, le gradient fait chuter la vitesse de plus de 7 noeuds, je corrige et me replace dans la bonne pente d'approche. L'arrondi est "pas si pire" mais encore une fois, je ne pense pas à regarder loin devant. Aile basse au vent et palonnier pour aider à bien rester dans l'axe de la piste. La roue touche, je ne tarde pas à dégager, tant que j'ai encore du contrôle au palonnier.
Pfffff, un vol de 24 minutes qui m'a vraiment fatigué. C'est dans ce genre de situation qu'il faut vraiment "penser à l'avance".
En fin de journée, le Pilatus est monté au plafond et il ne manque que deux signatures dans le logbook pour le faire voler :)